Covid-19 : les réponses à vos questions

Tandis que nous apprenons peu à peu à vivre avec le virus, DNC répond à certaines questions posées cette semaine en lien avec les vaccins et les consignes à suivre en cas d’infection, notamment dans les établissements scolaires.

 

Que dit la dernière étude sur le Pfizer ?
Deux nouveaux rapports français de EPI-Phare, un groupement d’intérêt scientifique placé sous la double tutelle de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et de la Caisse nation de l’assurance maladie maladie (Cnam) confirment l’efficacité des trois principaux vaccins utilisés en France, Pfizer, Moderna et AstraZeneca.

Fait sans précédent, ces analyses ont été réalisées sur un total de 22,6 millions de personnes en vie réelle, le plus important nombre de personnes dans le monde, et sur une durée de sept mois. 14 jours après l’injection, les chercheurs ont observé une réduction du risque d’hospitalisation supérieure à 90 %. Les résultats sont comparables sur le variant Delta même si le recul est moins important.

Ces études montrent dans le détail que les personnes vaccinées de 50 ans et plus ont « neuf fois moins de risques d’être hospitalisées ou de mourir du Covid-19 que les non-vaccinés ». Les différents vaccins montrent une efficacité comparable et très élevée sans baisse sur les quatre à cinq mois de suivi. Elles viennent aussi confirmer les résultats réalisés lors des essais cliniques et menés en vie réelle en Israël, en Amérique du Nord ou au Royaume-Uni.

 

Quelles recommandations pour le Janssen ?
Ce vaccin, qui n’est pas fabriqué à partir d’ARN messager, est arrivé récemment sur le territoire (2 000 doses) afin d’offrir une alternative au Pfizer BioNtech. Il est recommandé aux personnes de plus de 55 ans. Les autres doivent en discuter avec leur médecin afin d’évaluer les bénéfices et les risques. Selon le Dr Géraldine Mellin Douchy, membre du collectif médical Calédonie Covid 19, « son efficacité est limitée sur les formes graves ».

Le 13 septembre, l’ANSM a publié un rapport qui recense des patients vaccinés avec le Janssen et hospitalisés après avoir contracté le Covid-19. Certains ont développé une forme grave ayant même entraîné la mort de quatre d’entre eux. De quoi alerter l’ANSM, qui fait également part d’une surreprésentation des patients vaccinés par Janssen en réanimation dans deux hôpitaux. Il est probable que la commande du vaccin Janssen en Nouvelle- Calédonie ait été effectuée avant la publication de cette étude. Par mesure de précaution, « il est recommandé de faire une deuxième injection d’un vaccin à ARN messager un mois après la première injection du Janssen ».

 

Quand se faire vacciner lorsque l’on a eu le Covid ?
Si vous êtes tombé malade sans avoir été vacciné, vous devez réaliser une injection deux à six mois après la maladie pour obtenir le schéma vaccinal complet ; si vous êtes tombé malade moins de quinze jours après la première injection, vous devez effectuer une deuxième injection deux à six mois après la maladie et si vous tombez malade plus de 15 jours après la première dose, vous n’êtes pas obligé d’effectuer une deuxième dose, car l’infection représente une stimulation équivalente à l’injection d’une seconde dose de vaccin.

 

Qui peut faire une troisième injection et pourquoi ?
Sur cette question, la Nouvelle-Calédonie a eu une longueur d’avance en préconisant, dès la fin septembre, un rappel aux personnes ayant reçu leur deuxième injection il y a plus de six mois, d’abord les soignants et les personnes fragiles et désormais, tous ceux qui le souhaitent.

Concrètement, ce n’est que début octobre que l’Agence européenne de la santé et la Haute Autorité de santé, la HAS, ont proposé d’étendre le rappel, auparavant réservé aux plus de 65 ans, à tous les professionnels de santé et à l’entourage des personnes immunodéprimées. Pour justifier sa recommandation, la HAS, qui assure les préconisations vaccinales pour l’État, souligne que l’efficacité de la vaccination baisse progressivement à partir du sixième mois suivant la deuxième injection. L’instance indépendante s’appuie essentiellement sur les études réalisées en Israël, pays pionnier de la vaccination, et donc le premier à avoir pu constater le phénomène.

 

Comment gérer les cas positifs et contacts à risque à l’école ?

Que doit faire un élève testé positif ?
En cas d’infection d’un élève, la famille doit prévenir le directeur de l’établissement scolaire. L’enfant ou l’adolescent doit rester à la maison sous surveillance durant 10 jours. En cas de questions, de peurs ou d’aggravation des symptômes, il faut se rapprocher de son médecin. Si l’état du jeune le permet, la continuité pédagogique sera mise en place. Dix jours après les premiers signes de la maladie ou après le test positif, si le jeune n’a plus de fièvre, il peut retourner en classe et appliquer strictement les gestes barrière.

Que faire si le jeune est un contact à risque ?
Dès lors qu’un élève est confirmé positif au Covid-19, certains de ses camarades de classe peuvent être des contacts à risque, par exemple s’ils ont discuté sans masque. Cela signifie qu’ils ont peut-être été contaminés. Les élèves concernés et leurs parents sont informés de la situation au plus vite par le directeur de l’établissement.

L’élève potentiellement contact à risque doit éviter les contacts avec son entourage (câlins, bisous, etc.), porter un masque et respecter les gestes barrière, faire immédiatement un test de dépistage en pharmacie ou chez le médecin. Si son test est positif, il doit lui aussi s’isoler durant dix jours.

Et en cas de test négatif ?
Lorsque le jeune est cas contact à risque, mais présente un test négatif et un schéma vaccinal complet, il peut retourner dans son établissement après avoir présenté son attestation de test, en continuant à respecter les gestes barrière.
S’il présente un test négatif, mais est non vacciné, il doit rester à la maison durant sept jours et suivre les cours à distance. Il doit refaire un test de dépistage au septième jour. S’il est toujours négatif, l’élève peut retourner en classe après avoir présenté son attestation de résultat au directeur de l’établissement.

Si le deuxième test est positif ou si des symptômes apparaissent pendant les sept jours d’isolement, la famille doit prévenir l’établissement et le médecin. Le jeune doit rester 10 jours à la maison à partir du test positif ou de l’apparition des symptômes et suivre les consignes du médecin.
En l’absence de tests, le retour en classe ne sera possible qu’après un isolement de 14 jours à la maison.

 

V.G. et C.M. (© Shutterstock)

 

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