Christophe Dabin confirmé à la tête du CTOS

La justice a débouté Paul Poaniewa dans sa demande d’annulation de la récente élection du Comité territorial olympique et sportif (CTOS). Un soulagement pour l’actuel président, Christophe Dabin, dont la victoire avait été contestée par son opposant.

Circulez, il n’y a plus rien à voir. Dans l’affaire qui oppose le président du CTOS, Christophe Dabin, à son adversaire de l’assemblée élective, Paul Poaniewa, la justice a donc décidé de laisser les choses en place en validant les conditions de l’élection. Une information confirmée par le CTOS, dans un communiqué succinct, lundi matin. « Nous avons le plaisir de vous informer que le tribunal de première instance a écarté tous les griefs et soi-disant irrégularités soulevés par la partie adverse et débouté Monsieur Paul Poaniewa et consorts. »

Une décision dont se félicite l’institution. « L’équipe élue, confortée dans sa légitimité, poursuivra avec détermination son travail comme elle l’a fait, depuis son élection du 16 mai dernier, au service du collectif en accompagnant les ligues, comités régionaux et fédérations et en travaillant avec nos partenaires institutionnels, notamment pour faire évoluer le modèle de financement de nos associations. » L’équipe élue lors de l’AG du 16 mai dernier reste donc en place. Le président, mais aussi tous les autres membres du comité directeur. Une décision inverse aurait obligé à de nouvelles élections. C’est le soulagement du côté de la Maison des sports.

Vers un appel de la décision ?

Pour autant, l’affaire pourrait bien connaître une suite puisque le camp Poaniewa a la possibilité de faire appel. Une option qui est sur la table. Là aussi, un communiqué lapidaire de l’ancien athlète olympique est tombé, en milieu d’après-midi lundi.

« J’ai appris ce jour les conclusions du délibéré du tribunal de première instance suite à mon recours en annulation de l’AG du CTOS du 16 mai dernier. N’ayant pas, à ce stade, les motifs du jugement, je communiquerai dans les plus brefs délais après avoir pu les consulter et après avis de mes colistiers et de mon avocate. Je n’écarte aucune option quant à la suite à donner à cette affaire. »

Dans le détail, Paul Poaniewa reprochait trois choses à son adversaire et au CTOS en général : la prise de parole de Charles Cali avant l’élection contre sa personne, un « manquement dans le secret du vote » et la participation litigieuse de deux ligues au scrutin. Christophe Dabin avait remporté l’élection par 126 voix, contre 113 et 16 bulletins nuls. Mais la justice a décidé que rien n’entachait ce scrutin… pour le moment.


Chronologie d’un duel

2016 : lors de son élection à la présidence du CTOS, Charles Cali annonce d’entrée qu’il ne briguerait pas un autre mandat en 2020. Christophe Dabin devient son secrétaire général.

6 mars 2020 : successeur naturel au président sortant, Christophe Dabin présente officiellement sa candidature. Il trouve en face de lui Paul Poaniewa, président de la Ligue d’athlétisme et ancien athlète olympique.

16 mai 2020 : le matin, l’assemblée générale élective se déroule dans une ambiance tendue et avec deux mois en retard, à cause de la crise sanitaire. Christophe Dabin s’impose et Paul Poaniewa reconnaît sa défaite. Mais dans l’après-midi, il fait volte-face et conteste les résultats de l’élection.

4 juin : Paul Poaniewa porte réclamation devant le Comité national olympique, lequel se déclare incompétent pour juger l’affaire. C’est devant la justice civile que la suite se déroulera.

3 août : le litige est jugé par le tribunal de première instance de Nouméa.

A.B. ©A.B.

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