Charlotte Robin, l’insatiable appétit de victoire

Dimanche dernier, la porte- drapeau des derniers Jeux du Pacifique a remporté la Traversée BCI, entre la plage de l’Anse-Vata et l’île aux Canards. Une nouvelle ligne dans un palmarès déjà riche.

Elle est devenue, au fil du temps, une personnalité incontournable du sport calédonien. Charlotte Robin, c’est un franc sourire qui cache mal une forte personnalité et une volonté à toute épreuve. Une athlète de 34 ans, touche-à-tout, qui excelle surtout en triathlon et ce n’était pourtant pas écrit d’avance. « Quand j’étais petite, je faisais de la natation et de la gymnastique, se souvient la native de Bordeaux, qui a passé les premières années de sa vie en Guyane avant d’arriver en Nouvelle-Calédonie à l’âge de 9 ans. Mais c’est la natation qui a eu ma préférence. »

Un bon choix puisque c’est dans cette discipline que l’enseignante d’EPS du collège d’Auteuil a réalisé ses plus belles performances. Spécialiste des longues distances et de l’eau libre, comme elle l’a prouvé encore dimanche en remportant la 26e Traversée BCI, Charlotte Robin a su se faire une place sur les podiums du Pacifique dès les Jeux de 2003, à Suva (Fidji). Elle y remporte l’eau libre et le 400 m nage libre. Lors des derniers Jeux, à Apia (Samoa), elle est choisie comme porte-drapeau et remporte l’eau libre, mais également le triathlon.

Car depuis 2013 et le triathlon de Port Ouenghi, elle s’est plongée dans un nouveau monde avec cette discipline. « J’avais envie d’un nouveau défi, expose Charlotte Robin. Ce sont deux amies qui m’ont poussée à participer. Je n’avais alors aucune ambition. » Mais le courant passe. « Quand j’étais en Métropole pour mes études, je faisais du sauvetage sportif. Je retrouve avec le triathlon le plaisir des épreuves enchaînées. »

Cap sur l’Australie

Du coup, c’est dans cette discipline que se trouve le plus grand enjeu de la saison pour Charlotte. Elle sera en mai au Half Ironman de Port Macquarie (New South Wales) avec une vingtaine de Calédoniens. « J’aimerais bien y décrocher ma qualification pour les Mondiaux (qui se dérouleront fin novembre à Taupo, en Nouvelle-Zélande, NDLR), confie-t-elle. Les conditions ne sont pas encore connues, mais en général, il faut terminer sur le podium de sa catégorie d’âge pour se qualifier. »

Alors forcément, toutes les compétitions d’ici là lui serviront de préparation. Tout commence dès ce week-end avec le Trophée Shell. Charlotte Robin sera également alignée sur le Triathlon BNC, à la fin du mois d’avril, une semaine seulement avant son épreuve australienne.

Natation, triathlon et même water-polo, son moteur et sa motivation se trouvent dans son histoire. « J’ai toujours évolué dans une famille de sportifs. Alors même si parfois, à l’adolescence, il y avait des jours où l’envie de nager était moins présente, j’ai toujours trouvé les ressources pour continuer. Et puis c’est vrai que même si je fais du sport pour le plaisir, je reste une compétitrice dans l’âme. » Et elle compte bien le montrer tout au long de la saison.


John-William Dabin crée la surprise

Son nom est bien connu autour des bassins, mais jusqu’à dimanche dernier, John-William Dabin n’avait pas encore fait parler de lui en eau libre. D’abord, parce qu’il est jeune, seulement 16 ans, mais aussi parce que ces dernières saisons, la discipline était dominée par Hugo Savignac. Pourtant, cette année, ce dernier arrivait un peu en terre inconnue avec une période estivale perturbée par une blessure. Il termine à plus d’une minute du vainqueur à la troisième place. C’est son petit frère, Baptiste, qui termine en deuxième position. John-William Dabin, lui, a réalisé une belle performance en bouclant l’aller-retour en 24’17. Le meilleur temps général a été réalisé par Valentin Mansuy, chez les palmés, avec un chrono de 22’32 pour boucler les 2,2 km de course.

A.B.

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