Cagous de l’ombre : ils préparent les champions

Il n’y a pas que les athlètes olympiques. Plusieurs autres Calédoniens se sont glissés dans la délégation de l’équipe de France comme l’entraîneur de Teddy Riner, Laurent Calleja, ou de simples coéquipiers véritables « sparring-partners » au quotidien.

Vendredi matin, sur le tatami du Budokan, le plus grand judoka de tous les temps fera son entrée aux Jeux olympiques pour tenter d’y glaner une troisième médaille d’or olympique. Derrière le géant se cache un Cagou. Laurent Calleja, entraîneur particulier de Teddy Riner depuis 2017, devenu manager en chef du champion. « S’occuper de Teddy Riner, c’est du 24 h sur 24, glisse l’ancien responsable du pôle Espoirs de Nouméa. Je dois tout gérer, tout diriger, les entraînements bien sûr, mais aussi les sollicitations médiatiques comme les humeurs de tout le monde. » Dont celles de la star et de son entourage.

Et quand ça tourne mal, comme lorsque Riner s’est blessé au genou en début d’année à cause d’une surcharge de combats, il faut bien assumer. « Oui, je suis là pour ça, les responsables, c’est nous, les coachs. » Pour l’heure, Calleja ne sait pas s’il prolongera l’aventure pour quatre années supplémentaires puisque Riner a annoncé son intention de poursuivre jusqu’à Paris 2024. « Mon contrat se termine vendredi soir et ensuite je rentre me reposer sur le Caillou pour une période indéterminée. J’en ai plus que besoin », précise celui qui est aussi le coach personnel de l’autre combattante des lourds de l’équipe de France, Romane Dicko.

Médaille d’or

Si Calleja entraîne, d’autres préparent les champions. C’est le cas d’Aymerick Gally, présent à Tokyo jusqu’au début des Jeux. Il est le partenaire d’un certain Romain Cannone, sacré champion olympique à l’épée le week-end dernier. « Le rôle de premier remplaçant que tient Aymerick est primordial. Il est là pour nous mettre en condition de compétition. » Mission visiblement accomplie pour le Calédonien, ravi d’avoir pu contribuer à ce succès. « Je ne leur ai pas fait de cadeau à l’entraînement. Content que ça ait servi à Romain qui est un super mec. » Comme Aymerick Gally, Yolaine Yengo, en rugby à 7 et Alexis Mathieu, en judo, ont participé à l’aventure de cette façon si singulière. « J’engrange de l’expérience, confie Alexis. Je sais que tout ce que j’ai vécu ces derniers jours à Tokyo, me servira pour la suite. » Une suite qu’il espère, lui comme les autres Cagous, raconter à Paris en 2024.

M.M.

©M.M. Laurent Calleja, dans les tribunes du Budokan de Tokyo, est le coach de personnel de Teddy Riner et de Romane Dicko (à g.).

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