Ça coince encore et toujours

Comme si l’on n’avait pas eu assez de soucis avec cette crise du coronavirus, la crise économique, on sent maintenant se tendre les positions à l’approche du deuxième référendum. Tout est prétexte pour provoquer l’autre « camp ». Même la campagne municipale se teinte d’une symbolique, selon son attachement ou non à la République. Ces derniers jours, les oppositions se sont cristallisées en premier lieu sur la date du référendum. Les indépendantistes et Calédonie ensemble ont préféré le 25 octobre plutôt que le 4, proposé par l’État. Pour avoir un peu plus de temps. Pour quoi faire ? On ne le sait pas vraiment.

Et puis il y a eu des débats houleux sur la différence de traitement entre les uns et les autres. Les loyalistes ont dû faire des pieds et des mains pour pouvoir utiliser durant leur campagne le drapeau bleu, blanc, rouge que les indépendantistes ne sauraient voir. Une opposition qu’on a, avouons-le, bien du mal à comprendre puisque le drapeau Kanaky a, lui, toutes ses chances de briller. Que l’un symbolise l’indépendance et l’autre le fait de rester dans la France.

Pire encore sont les discriminations à l’égard des électeurs, dignes d’un autre temps. On a entendu parler de différenciations sur la base de la consonance des noms, lors des commissions relatives aux inscriptions sur les listes électorales. Et on a également insisté, cette semaine en Métropole, sur l’inégalité de traitement entre les natifs de droit coutumier et ceux de droit commun dont seuls les premiers ont été inscrits d’office. Tous ces manques, dont la responsabilité est parfois partagée, polluent le débat. Et ils seront autant de prétextes pour contester les résultats. Les Calédoniens n’ont pas fini de pâtir de cette ambiance…

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