Budget : vastes discussions au Congrès

Le budget supplémentaire 2019 était débattu, mardi et mercredi, devant les élus du Congrès, en session extraordinaire. L’occasion de voir la position de chaque groupe politique depuis l’entrée en fonction de la nouvelle mandature.

Si à l’heure où nous écrivons ces lignes, la séance concernant le vote du budget supplémentaire 2019 et les projets de délibérations qui l’accompagnent n’est pas encore terminée, l’essentiel des débats s’est résumée dans les premières heures, mardi, lors d’une vaste discussion générale. Chaque groupe politique a exprimé ses positions sur la construction et les équilibres de ce budget supplémentaire, les mêmes tenues ces dernières semaines, après l’adoption par les membres du gouvernement avant la présentation au Congrès.

Au boulevard Vauban, dès l’ouverture des débats, le président du gouvernement a tenu à rappeler que ce budget était la conséquence de la baisse significative des recettes fiscales, essentiellement de la TGC, qui affiche un manque de 7,8 milliards de francs par rapport aux prévisions du budget primitif. Et que pour boucler ce budget, le gouvernement s’est donc livré à un « véritable exercice d’équilibrisme », en comptant sur le soutien et la solidarité des collectivités.

Les conséquences

Cette baisse des recettes impacte donc les trois budgets du budget supplémentaire 2019 qui s’élève à 75 milliards. Et c’est donc en « véritable père de famille » qu’il fallait agir, a précisé Thierry Santa aux groupes, comme l’UNI, qui aurait préféré une autre méthode. C’est le budget annexe de répartition qui a été le plus impacté par le manque de recettes, celui qui alimente notamment les collectivités, comme les provinces, avec une diminution de 6,3 milliards. Des provinces qui devront rembourser le trop-perçu. Comme prévu, sur ce budget, le débat a été porté par l’opposition de Calédonie ensemble et par le groupe UC-FLNKS. En réponse, le gouvernement a fait ce choix pour ménager le budget annexe de reversement, celui qui finance les établissements publics et n’enregistre qu’une baisse de 1,5 milliard dans le but de sauvegarder l’agence sanitaire et sociale et les régimes sociaux. Enfin, le budget propre de la Nouvelle-Calédonie supportera une restriction à hauteur de 1,2 milliard.

Des discussions connues

Les différents débats de ce budget supplémentaire 2019 ont relancé à nouveau les polémiques confirmées comme l’insincérité du budget primitif, la responsabilité des conséquences, le trop- perçu des provinces, sur la TGC. L’UNI allant jusqu’à faire la proposition d’une refonte en profondeur du prochain budget primitif. En tout cas, la majorité des votes des différents groupes a confirmé les positions sur l’échiquier avec, d’un côté, les 22 voix de l’Avenir en confiance, de l’Éveil océanien et de Générations NC et de l’autre, les 20 voix de l’UC, de Calédonie ensemble et du Parti travailliste. L’UNI avec 12 voix a préféré s’abstenir. Voilà donc peut-être une répartition à laquelle on pourra s’attendre en termes de représentativité au sein de l’hémicycle du boulevard Vauban. Une chose est sûre, Calédonie ensemble s’affiche plus que jamais avec l’UC et le Parti travailliste.

D.P.

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