Brexit : In or out ?

Référendum crucial aujourd’hui au Royaume-Uni. Les Britanniques se sont rendus aux urnes pour indiquer s’ils souhaitent rester ou non au sein de l’Union européenne.

À l’heure où nous écrivons ces lignes les bureaux de vote ont fermé et le dépouillement est en cours. Mais il faudra attendre encore quelques heures pour avoir les premiers résultats. Il se dit qu’ils seraient pour l’instant très serrés. À minuit heure locale, les premières estimations de participation au référendum, basées sur trois circonscriptions, étaient de presque 70 %, selon l’agence de presse britannique Press Association.

Depuis des semaines, le débat fait rage et inquiète les places financières en particulier. Pour faire simple, les partisans du « out » estiment qu’une sortie de l’UE permettrait de récupérer la contribution nette au budget européen et d’atteindre une hausse du PIB tout en maintenant des relations commerciales, via un accord de libre-échange. Selon eux, le pays pourrait récupérer le contrôle de ses frontières, limiter l’immigration, et donc faire des économies. Une sortie donnerait aussi l’opportunité de se délaisser des nombreuses régulations contraignantes et coûteuses de l’Europe.

Ceux qui sont contre font valoir, à l’inverse, qu’une sortie ferait perdre au Royaume-Uni un manque à gagner pour la croissance de 0,8 à 2,2 %, l’UE étant le premier partenaire économique représentant 44 % des exportations et 53 % des importations en 2015. Ils ajoutent que l’accès au marché commun nécessiterait de toute façon une contribution au financement de divers programmes européens. Les partisans du maintien font par ailleurs valoir que l’immigration contribue davantage en matière d’impôts qu’elle ne coûte à l’État.

Avec l’UE comme partenaire économique principal, il est dit que le Royaume-Uni devra continuer de respecter les réglementations européennes quoique, cette fois, sans les influencer. Enfin, une sortie de l’UE entraînerait, selon ses détracteurs, une perte d’influence du pays dans le monde et augmenterait aussi la probabilité d’un référendum d’indépendance en Écosse, pro-UE.

Mardi, le Premier ministre David Cameron a appelé, lors d’une allocution solennelle, les Britanniques à penser à l’impact d’un Brexit sur le pays et les générations futures. « Brits don’t quit » (Les Anglais n’abandonnent pas), a-t-il lancé en référence à une expression de Winston Churchill.

Pour défendre le « Remain » (« rester » dans l’UE), David Cameron s’est largement appuyé sur des arguments économiques. « Si nous votons pour sortir, c’est fini », a-t-il dit avec force, avertissant du « risque énorme » que ferait courir un Brexit à l’économie du pays. « Ce sera irréversible. Nous quitterons l’Europe pour de bon et la génération suivante devra en subir les conséquences bien plus longtemps que nous », a-t-il ajouté.

C.M./ AFP Photo AFP

Back to Top

Web Design BangladeshBangladesh Online Market