Bras de fer

Décidément, rien n’est simple dans les négociations avec les indépendantistes actuellement. Ce mercredi, le FLNKS a conditionné sa venue à Paris par l’envoi d’un émissaire, « haut responsable habilité », pour préparer la mission. L’ordre du jour, selon le Front, ne serait toujours « pas clair » et il n’y aurait, de toute façon, « pas d’urgence » à se rendre à Paris. Dans les grandes lignes, les responsables politiques calédoniens sont censés discuter des implications du oui et du non au troisième référendum, sujet qui doit faire l’objet d’un document de l’État, mais aussi de la situation du secteur du nickel ou encore de la crise économique, sociale et sanitaire…

Le FLNKS n’est décidément pas en phase avec l’État en ce moment puisqu’il a décidé de ne pas se rendre à la restitution de la consultation sur l’avenir institutionnel que le haut-commissaire fera jeudi aux politiques. Le FLNKS pourrait y voir une atteinte à son rôle de représentant et comme une manœuvre de l’État qui tenterait un dépassement par la droite visant à imposer la vision exprimée au travers de la consultation. De là à ce que le FLNKS y interprète un parti pris en faveur du maintien dans la France, il n’y a qu’un pas…

Ce positionnement n’est pas forcément surprenant au moment où une décision doit être prise concernant la date de la troisième et dernière consultation inscrite dans l’Accord de Nouméa. Le FLNKS souhaite très clairement qu’elle se déroule en fin d’année 2022 pour regagner des points chez les plus indécis, en particulier après le dossier de l’usine du Sud ou des atermoiements à mettre sur pied un gouvernement, alors que le camp loyaliste est déterminé à accélérer le calendrier. Il se murmure aussi dans les couloirs que Sébastien Lecornu pourrait être appelé à d’autres responsabilités, comme l’organisation de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron et qu’il pourrait donc avoir un intérêt à changer de tempo. Mais ce ne sont que des rumeurs.

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