Alimentation : le bouclier qualité-prix réactivé

Cinq fruits et légumes, six kilos, 2 500 francs : c’est le contrat de la nouvelle version du bouclier qualité-prix (BQP), résultat d’un accord entre professionnels.

Le gouvernement a annoncé, mardi 23 mai, l’activation du bouclier qualité-prix pour une durée de quatre mois dans les commerces de plus de 500 m2, en réaction à l’inflation et aux manifestations contre la vie chère. « On espère que l’on aura répondu à une partie des demandes de la population », lance Adolphe Digoué, en charge du secteur de l’économie.

Créé fin 2019, abandonné depuis par certaines enseignes, le premier BQP était plus étoffé : de 50 à 100 produits selon la taille du commerce. Pour élargir la deuxième version à d’autres produits, comme la viande et le poisson, des discussions sont « en cours ».

« Faire jouer la concurrence »

Hormis la répartition entre fruits (2) et légumes (3) locaux ou importés, la composition du panier sera laissée à la discrétion de chaque enseigne et sera prochainement consultable sur internet (www.prix.nc). « Cela permettra de faire jouer la concurrence et de suivre le cycle des productions », assure Frédéric Pratelli, président de l’Interprofession fruits et légumes (Ifel) et du syndicat des commerçants.

Chez Carrrefour Kenu-In, qui « continuait d’appliquer » la première version du BQP, on privilégiera les produits « les plus consommés » : carottes, oignons, tomates, etc. Michaël Dib, le directeur général, évoque un effort « assez important » sur les marges, dont l’ampleur exacte sera calculable « d’ici un mois ».

Parmi les autres signataires de l’accord figurent notamment la SCIE (Géant), le syndicat des importateurs ou encore l’association Bio Calédonia.

 

Gilles Caprais (© G.C.)

 

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