Aircalin présente son nouvel avion

Air Calédonie international a réalisé un « Happy flight », un « vol pour nulle part », le 7 février. Un peu plus de 110 Calédoniens se sont pressés aux portes d’embarquement pour cette balade en avion d’environ 2 h 30, au-dessus de l’île de Tanna, au Vanuatu, avant de revenir. Seules les places proches des hublots étaient commercialisées afin de permettre aux passagers de profiter de la vue. Pas de chance, les mauvaises conditions météo les auront empêchés d’admirer le volcan.

Pour la compagnie, ce vol était l’occasion de présenter son nouvel avion, le Tibarama, le premier des deux Airbus A320neo commandés dans le cadre du renouvellement de sa flotte. En raison de la crise du sanitaire, la livraison du second appareil a été reportée à 2023.

Le directeur de la compagnie, Didier Tappero, était fier de présenter ce nouvel avion qui affiche une consommation de carburant inférieure d’environ 20 % par rapport aux autres. Un point positif pour le bilan carbone de la compagnie, un peu en contradiction avec l’organisation de « vols pour nulle part ». Outre ces importantes économies pour la compagnie (le carburant représente environ un tiers des coûts d’exploitation), l’appareil offre un confort nettement amélioré par rapport aux anciens modèles (insonorisation, écrans, accès internet…).

Derrière cette campagne de communication, reconduite pour la Saint-Valentin, c’est la question de l’avenir de la compagnie qui se pose. Depuis la fermeture des frontières imposée par la situation sanitaire mondiale, le gouvernement assure la survie de la compagnie en réquisitionnant des avions pour des liaisons avec l’extérieur. Elles ont représenté une charge de près de 2,7 milliards de francs pour 2020, loin du chiffre d’affaires de la compagnie qui est de l’ordre de 19 milliards de francs par an habituellement.

L’évolution de la situation et la décision du gouvernement de ne pas rouvrir les frontières avant juillet 2021, au plus tôt, ne vont pas dans le sens du plan de sauvetage présenté en mai 2020 (réduction de la masse salariale, emprunt garanti par l’État. Pour sauver la compagnie, l’actionnaire public (le gouvernement) devra probablement remettre la main à la poche, à moins que la situation ne permette à Aircalin de reprendre le chemin des airs.

M.D.

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