Accumulations

La population calédonienne diminue. Elle passe en dessous de la barre des 270 000 habitants sous l’effet cumulé de la baisse de la natalité, de l’explosion des décès durant la crise sanitaire et de la poursuite du déficit migratoire, qui s’est encore accentué selon les estimations de l’ISEE.

Le Medef-NC s’inquiète de ces données. La baisse de la population entraîne une chute de la consommation, et donc de l’activité économique et des ressources fiscales et sociales. Elle s’ajoute à la problématique de l’inflation importée qui fait suite à la crise ukrainienne. Les entreprises qui, selon le Medef, ont absorbé une partie de l’inflation malgré une « hausse exponentielle de leurs charges » (elle se limite à 5 % contre 5,8 % en France, 9 % sur la zone euro, 8,6 % au Royaume-Uni), sont mises à mal.

Le syndicat réclame des mesures favorisant la relance économique « afin d’enrayer cette mécanique négative qui pourrait nous entraîner dans une grave impasse économique et sociale ».

Sans autre perspective que l’« alourdissement de la pression fiscale », notamment lié on le sait aux différents emprunts contractés par la Nouvelle-Calédonie, le syndicat prévient que « les effets d’accélération de la spirale de la récession seront mortifères ».

Les mots sont forts mais reflètent quelque part la fébrilité actuelle. La crise sanitaire a des effets délétères qui se feront sentir encore longtemps. À cela s’ajoute une fébrilité politique, mais qui n’explique pas tout à elle seule.

Il est en tout cas urgent de redonner une attractivité au territoire pour faire venir ou revenir des consommateurs et des investisseurs. Sans cela, le coût de la vie ne pourra pas baisser ou bien les calédoniens devront réduire leurs dépenses en tout genre.

Par ailleurs, les discussions d’avenir ne pourront se contenter des idéaux politiques. Il faudra une vision de développement économique sur 10, 20 ou 30 ans. En espérant que nos représentants aient cette fibre visionnaire…

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