La politique ne cessera jamais de nous étonner. C’est peut-être aussi pour cela qu’elle continue d’animer autant les conversations, malgré le dédain grandissant des populations envers leurs représentants. En Nouvelle-Calédonie, ces derniers jours ont encore une fois été riches d’enseignement. L’Éveil océanien est à nouveau sorti du groupe UC-FLNKS au Congrès après des problèmes avec l’UNI-Palika.

Pourtant un accord avait été signé avec les indépendantistes. Nouvelle preuve que les signatures ont toujours aussi peu de valeur. Mais la stabilité de ce côté de l’échiquier ne devrait pas pour autant être remise en question. Du côté des non-indépendantistes, au sein de la Confédération Ensemble (majorité présidentielle), on peut déjà voir poindre des fissures entre les groupes Les Loyalistes et Calédonie ensemble, le second semblant revenir sur ses positions de départ après être parvenu à sécuriser la députation.

La ligne dure, utile en temps de campagne électorale, le sera moins dans le cadre des discussions institutionnelles. Les Loyalistes, de leur côté, déchantent après avoir cru dur comme fer en Sébastien Lecornu. Jean-François Carenco est venu déminer la situation avec les indépendantistes.

Le premier voulait imposer une révision constitutionnelle et un référendum de projet en juin 2023, le second plaide pour un référendum mais en prenant le temps d’un consensus. Avec la venue de ce nouveau ministre, on comprend où va Emmanuel Macron maintenant qu’il n’a plus, lui non plus, les mêmes ambitions électorales.

Back to Top

Web Design BangladeshBangladesh Online Market