Un nouvel armement en province Nord

La pêche hauturière se cherche un nouveau souffle, notamment à l’exportation. Un nouvel acteur, Armement du Nord, financé par Amsud et Nord avenir, devrait mettre ses bateaux à l’eau dans le courant de l’année 2019. La flottille sera basée à Koumac.

Les nouveaux armateurs sur les eaux calédoniennes ne sont pas légion. Le monde de la pêche hauturière a connu des hauts et des bas et entend se développer mis de manière maîtrisé. Aujourd’hui, seize palangriers disposent d’autorisation de pêcher dans la zone économique exclusive. Ces navires, qui pratiquent tous une pêche durable, exercent une pression relativement faible sur la ressource, en particulier si l’on effectue des comparaisons avec les pays voisins, à commencer par le Vanuatu et même la Polynésie française.

Le nouvel opérateur, Armement du Nord, a obtenu trois nouvelles licences de pêche de la commission des ressources marines. Les bateaux devraient être basés au port de Pandop, à Koumac, permettant de générer 18 emplois dans la région.

Un développement de la pêche hauturière

Ce nouvel armateur est financé par Nord avenir, la société d’économie mixte de la province Nord, à hauteur de 40 % et à 60 % par la société Amsud, ex Sofrana. Mais Armateur du Nord ne sort pas du chapeau puisque Babyblue, autre filiale de Nord avenir, écoulait déjà sa pêche auprès de la société Pescana, une filiale d’Amsud, depuis quatre ans. Ce premier partenariat a permis de confirmer l’opportunité de baser un armement à Koumac et conduit à la création de l’Armement du Nord. Reste encore à obtenir la défiscalisation locale et nationale pour assurer l’investissement de près de 840 millions de francs.

Ce nouvel armement arrive un peu après l’annonce du renouvellement de la flotte de Navimon dont les huit nouveaux palangriers seront construits par la société Piriou. Ces changements interviennent dans le cadre d’une volonté concertée des acteurs de développer leur activité et notamment à l’export. Cette volonté s’est concrétisée par la création de la marque commune Cap Lapérouse. Le marché local étant quasiment à saturation, les pêcheurs calédoniens doivent se tourner vers l’extérieur sous peine de faire baisser les prix du marché local, déjà relativement faibles.

Suite à leur participation au Seafood, à Bruxelles, au mois d’avril, les pêcheurs peuvent être confiants. Depuis ce salon, plus de 40 tonnes ont été exportées quand chaque année, on enregistrait des exportations de l’ordre de 20 tonnes seulement. Pescana a notamment doublé ses exportations de thon frais grâce à des accords passés avec des grandes et moyennes surfaces métropolitaines.

M.D. © Eric Aubry

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