Un Front loyaliste pour le Comité des signataires

Les Républicains calédoniens, le Rassemblement les républicains et le Mouvement populaire calédonien se sont rassemblés pour le Comité des signataires de vendredi. Les trois partis défendront une position commune à Paris pour qu’aucune concession ne soit faite au FLNKS.

C’est donc unis, à l’exception de Calédonie ensemble, que les loyalistes se présenteront au premier Comité des signataires de l’après référendum. Sonia Backes des Républicains Calédoniens, Thierry Santa pour le Rassemblement et Gil Brial pour le MPC l’ont annoncé ce samedi en précisant que la constitution de ce Front loyaliste, était « un acte politique majeur qui garantit la défense avec force et conviction du choix exprimé par la majorité des Calédoniens de rester dans la France. »

Les représentants des trois partis politiques ont rédigé une déclaration commune insistant tout d’abord sur le fait qu’ils « souhaitent tirer les conclusions du résultat du référendum du 4 novembre dernier » et affirment, en particulier : « que la victoire de ceux qui souhaitent le maintien de la Nouvelle- Calédonie dans la France est incontestable et sans appel et que les mains tendues faites au FLNKS depuis 30 ans n’ont pas donné lieu à une quelconque évolution dans les équilibres électoraux ».

Aucune concession aux indépendantistes

Partant de ce constat, les trois partis ont donc décidé d’aborder le Comité des signataires avec une position ferme vis-à-vis du FLNKS : « aucune concession ne leur sera faite. » La position commune du Front loyaliste porte sur trois points.
Sur la question du dégel électoral provincial tout d’abord, qui remue la classe politique depuis le référendum et ce, appuyé par la constitution d’associations « apolitiques », les élus loyalistes demanderont le retour au corps électoral glissant tel que négocié à l’origine. Ils rappelleront d’une part, les termes de l’Accord de Nouméa sur le corps électoral provincial qui précise qu’il « sera réservé aux électeurs qui remplissaient les conditions pour voter au scrutin de 1998, à ceux qui, inscrits au tableau annexe, rempliront une condition de domicile de dix ans à la date de l’élection », et d’autre part, ils rappelleront que la Cour Européenne des Droits de L’Homme n’a accepté la restriction du corps électoral que pendant la période « transitoire de l’Accord de Nouméa ».

Transfert et sécurité

Autres points que le Front loyaliste voudra absolument mettre sur la table au prochain Comité, celui des modalités de transfert des électeurs. Les représentants du Front précisent qu’il faut « des mesures plus strictes pour vérifier la réalité d’un changement de résidence pour éviter des transferts fictifs d’électeurs des provinces Nord et Îles vers la province Sud. » Selon eux, le poids électoral du Nord et des Îles n’étant « absolument pas proportionnel au nombre d’électeurs, un risque important existe que la victoire du 4 novembre soit volée aux loyalistes en mai 2019 ».

Enfin dernier point, le rétablissement de la con ance. Le Front Loyaliste en appellera à l’État pour mettre tous les moyens nécessaires pour le rétablissement de l’ordre, préalable au retour de la con ance social et économique, prenant exemple de la situation vécue à Kouaoua qui « met la SLN et les 8 000 emplois qu’elle compte en danger ».

C.S

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