Un contrat social pour augmenter les salaires

Des représentants de L’avenir en con ance ont pro té de la visite d’une entreprise pour exposer leurs propositions a n de redonner du pouvoir d’achat aux Calédoniens. Ils proposent un contrat social, fondé sur un allégement des charges contre l’engagement des entreprises à créer des emplois et augmenter les salaires.

Après avoir écouté le directeur de l’entreprise La Case à café/ Lavazza, Guy-Olivier Cuenot, contraint de réduire ses équipes et fermer une boutique, les représentants de L’avenir en confiance ont donné leur solution : un contrat social pour augmenter les salaires et améliorer la compétitivité des entreprises.
Pour le directeur de cette société, les charges de ces dernières années n’ont fait que s’alourdir, expliquant « qu’il y a 10 ans, un salarié qui percevait 89 000 francs nets coûtait à l’entreprise 132 000 francs et qu’aujourd’hui ce même salarié perçoit 85 000 francs et l’entreprise paye 141 000 francs. » Profitant de ce constat, Sonia Backes, Philippe Blaise, Christopher Gygès et Gil Brial ont dévoilé leur solution : « un contrat social gagnant- gagnant pour l’employeur et le salarié. »

Une action de relance

Les membres de L’avenir en confiance ont indiqué que cette solution s’inscrivait dans leur volonté de défendre une politique économique basée sur les relances de la consommation et de l’investissement, permettant de créer de la richesse qui doit être redistribuée. « Nous proposons un véritable contrat social qui serait fondé sur une baisse des charges sociales en contrepartie de créations d’emplois ; de hausses des salaires, notamment pour les plus bas », explique Gil Brial. L’employeur et le salarié s’inscriraient ainsi dans une démarche qui participerait à la relance de la consommation.

Il s’agirait d’une démarche volontaire des entreprises qui adhéreraient à ce contrat social. Si elles souhaitent bénéficier de la baisse des charges pour améliorer leur compétitivité, elles devront également créer des emplois et/ ou augmenter les salaires. « Par ailleurs, cette hausse des salaires serait accompagnée d’une revalorisation des petites retraites sur cinq ans », précisent les membres de L’avenir en confiance qui ajoutent que « la politique de Calédonie ensemble de ces dernières années a consisté à opposer les salariés aux chefs d’entreprise, ce qui a constitué un échec. Nous souhaitons retisser ce lien pour que l’entreprise redevienne ainsi un lieu de réussite sociale pour tous. »

Pour compenser ce contrat social

Pour financer ce contrat « gagnant-gagnant », L’avenir en confiance avance sa solution. Selon les dernières projections, la TGC devrait rapporter 4 milliards de plus que prévu cette année et propose donc « de les utiliser en les réaffectant pour permettre une baisse de charges sociales des entreprises. À condition qu’elles convertissent cet allégement, soit en hausses de salaire, soit en embauches, soit les deux, via ce contrat social, un contrat centré sur les petits salaires, un contrat destiné à relancer le pouvoir d’achat, donc la consommation et l’activité des entreprises », précisent Sonia Backes et Philippe Blaise.

Les autres propositions

Dans le même ordre d’idée pour mener à bien leur projet de relance des entreprises et de l’économie, les membres de L’avenir en confiance ont indiqué qu’il fallait aussi agir sur une baisse des dépenses publiques et la perspective de nouvelles rentrées fiscales.

C’est en ce sens que la liste a indiqué qu’elle proposera dès le début de la mandature, en collaboration avec les partenaires sociaux et la société civile, « un plan de réduction des dépenses publiques dont les économies seront réinvesties en partie dans le pouvoir d’achat des salariés et la compétitivité des entreprises. Nous voulons aussi mener une politique de relance de la consommation qui aura comme e et un apport de nouvelles rentrées scales et de cotisations sociales qui viendra compenser le manque à gagner de la baisse des charges ».

Enfin, L’avenir en confiance a confirmé vouloir simplifier la TGC et intégrer un volet distributif : « comme le préconise la Confédération des petites et moyennes entreprises. La TGC version Calédonie ensemble a constitué un désastre économique et social, nous souhaitons la simplifier et permettre que celle-ci contribue à la hausse des salaires et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises ».

Un constat accablant

Ces propositions de L’avenir en confiance sont le résultat, « d’un contexte économique dégradé et un pouvoir d’achat au plus bas. La politique économique du parti des Philippe Germain/ Gomès en matière de lutte contre la vie chère a été un échec et un mensonge », précisent ses membres. Pour eux, « le matraquage fiscal de l’ordre de 15 milliards en cinq ans organisé avec la création de la CCS, la hausse de la taxe sur l’essence, la hausse de la taxe sur les produits alimentaires et la baisse du quotient familial pour les classes moyennes a conduit à une baisse importante du pouvoir d’achat des Calédoniens ». Par ailleurs, la pression du « dirigisme économique sur les entreprises a abouti à un ralentissement de la consommation et la destruction de 1 500 emplois dans le secteur privé ces trois dernières années. Pour la première fois depuis longtemps, la Nouvelle-Calédonie est confrontée au chômage. Il y a donc urgence à redonner de l’air aux entreprises pour recréer de l’emploi et permettre une hausse des salaires ».

C.S

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