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Sans TGC, pas de redressement des comptes sociaux

Grégoire Bernut l’affirme : il est déjà trop tard pour une mise en place de la TGC, taxe générale sur la consommation, au 1er juillet prochain. Et à quelques mois du référendum, la réforme fiscale a vraiment du plomb dans l’aile. Alors, Philippe Germain, opposé à la TGC depuis ses années FINC, aurait- il sciemment torpillé le plan de modernisation de notre fiscalité ? C’est la thèse de l’élu des Républicains calédoniens.

La preuve : pour s’appliquer en même temps que la TGC, la loi du pays sur les stocks devait être votée au Congrès dans les semaines qui viennent… Elle n’est toujours pas adoptée au gouvernement et cinq mois sont nécessaires pour les « navettes » avec le Conseil d’État ! Donc, le calendrier est tout simplement impossible à tenir. « Il faut nous rendre à l’évidence : sans cette loi, il n’est pas envisageable d’instaurer la TGC au 1er juillet. C’est précisément l’objectif poursuivi par Philippe Germain et Calédonie ensemble », affirme le secrétaire général des Républicains calédoniens dans nos colonnes cette semaine.

Or, pour éponger la dette galopante des comptes sociaux, la plupart des économistes évoquaient la piste d’une TVA sociale, à l’instar de la Métropole et de nombreux pays développés. Mais sans TGC, il n’y a évidemment pas de plan B pour juguler la dette sociale et celle du Ruamm en particulier, menacé de cessation de paiement dans les mois qui viennent. Les Calédoniens en seront quittes pour une hausse des cotisations, une diminution des prestations et de nouvelles taxes diverses. Comme celle sur l’alcool, récemment adoptée par les élus du boulevard Vauban, mais dont le bénéfice a largement été détourné au profit des provinces, plutôt qu’affecté aux comptes sociaux. Attention, l’asphyxie est proche.

L.N.

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