Réceptacle de haine

Des adolescents qui aiment se battre à la sortie du lycée pour se défouler, pour se prouver des choses ainsi qu’à leurs camarades… Jusqu’ici rien de nouveau. Plus inquiétante en revanche est la diffusion de vidéos de bagarres de plus en plus violentes sur Facebook et autres réseaux sociaux. Des jeunes en raffolent, ils les partagent, ajoutent des commentaires. Ces images attisent les violences, suscitent la surenchère.

Inquiets, des animateurs d’espaces publics numériques ont lancé une pétition à l’attention des autorités pour demander « plus de mesures face à la haine sur les réseaux sociaux Calédoniens ». Ils pointent en particulier du doigt la page Baston NC où l’on trouve, disent-ils, de « purs produits de malveillance qui entravent chaque jour le chemin de paix engagé dans notre pays ». Les commentaires haineux à caractère raciste y « alimentent la colère ambiante et maintiennent les clichés envers toutes les communautés calédoniennes ».

En ligne de mire également : les différentes pages Coups de gueule sur Facebook qui « véhiculent la colère entre tous les Calédoniens » et « entretiennent une négativité ambiante ».

La question qui se pose aujourd’hui – ici comme partout ailleurs dans le monde – est de savoir si sous couvert de la défense de la liberté d’expression, on peut tout laisser publier sur le net. Nous évoquions déjà ce problème la semaine dernière au sujet, encore plus grave, de la vidéo du massacre des mosquées à Christchurch qui a suscité de vives réactions contre Facebook.

Comme les personnes à l’origine de cette pétition en Calédonie, nous pensons qu’il faut effectivement réfléchir à la question de l’éducation aux réseaux sociaux, voire à la modération quand elle est possible.

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