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Qui veut aller regarder la montagne ?

La petite école qui regarde la montagne, première école démocratique, lance sa troisième campagne d’inscription. L’occasion de rencontrer l’une de ses fondatrices de cette structure à part, dont l’objectif est l’épanouissement des enfants.

L’école et l’éducation sont deux sujets sources de débats in nis. Chacun a sa petite idée sur la question, personne n’en démord facilement. C’était l’idée de Julika et de Bertille, les deux fondatrices, que de précisément faire vivre leurs idées en créant leur propre structure. En mars 2016, La petite école qui regarde la montagne ouvrait ses portes et recevait ses 18 premiers élèves. L’école, un peu particulière, est la première et la seule école démocratique de Nouvelle-Calédonie.
L’idée est de remettre le choix, et donc la liberté, au cœur de l’enseignement. Les enfants sont libres de leurs mouvements, mais aussi de choisir leurs activités. Qui dit liberté ne signifie pas non plus laisser faire n’importe quoi ou promouvoir l’anarchie. La première des choses est de créer des liens de confiance et de développer la coopération entre les enfants et les adultes, mais aussi entre les enfants entre-eux.
« On ne force pas les enfants à apprendre pour ne pas gâcher leur envie qui est naturelle, explique Bertille, l’une des cofondatrices et coordinatrice de la structure. Ils n’ont pas de limite à ce qu’ils peuvent apprendre. Ils ont accès à de la matière académique, mais aussi de nombreuses choses en plus et nous les accompagnons pour qu’ils atteignent leurs propres objectifs. » C’est une des particularités de l’école démocratique parmi les autres écoles alternatives que de ne pas se limiter à un dogme pédagogique.


Une large palette d’outils pédagogiques
Ce type de structure utilise au contraire l’ensemble des outils qui sont à sa disposition, allant de la pédagogie Faber et Mazlish, en passant par la Montessori jusqu’à la méthode classique. Mais au-delà des outils auxquels sont formées régulièrement les « facilitatrices », l’école repose sur le relationnel et la coopération. Les enfants doivent apprendre à régler les conflits eux-mêmes, notamment grâce à la communication non violente. Une méthode qui enseigne à être libre et responsable de ses apprentissages. Un changement de paradigme qui n’est pas toujours facile à appréhender pour les élèves venant de l’enseignement traditionnel.
Mais la méthode a des vertus, à commencer par la gestion des conflits et donc éviter les problèmes de violences, de même que la question du respect du matériel qui ne se pose pas du fait que les enfants s’approprient leur école. Autre aspect, les enfants ne sont pas en compétition, en particulier par le biais d’évaluations qui, si elles valorisent certains élèves, dévalorisent les autres. Les liens de confiance commencent par cette notion fondamentale de valoriser les personnes.
« Nous ne sommes pas contre l’école classique, témoignent Natacha et Sylvain, parents de Sarah et Nathan, deux élèves de l’école démocratique, mais nous cherchions une école qui corresponde davantage à nos valeurs éducatives. Il n’y a peut-être pas de programme pédagogique, mais des objectifs et chacun a un chemin différent pour y parvenir ».


Une finalité : l’épanouissement
Pour ces deux parents, cette inscription répond aussi à une prise de conscience du travail que l’on passe à se déconditionner de tous les schémas sociaux pesants, une fois l’âge adulte atteint. Alors, pourquoi ne pas offrir cette ouverture dès l’enfance à travers un développement harmonieux ? Si Sarah et Nathan sont inscrits depuis peu de temps, les parents assurent que pas un jour ne passe sans qu’ils réclament l’école et qu’ils ont gagné confiance en eux.
La confiance en soi est un des piliers de cet enseignement, acquise grâce à l’autonomie et à la con ance placée dans les élèves. « Cela leur apporte de bonnes capacités d’adaptation », souligne Bertille. Une adaptation qui se véri e pour ceux qui repassent dans le système d’enseignement traditionnel. En Métropole, près de trois quarts des élèves poursuivent leurs études à l’université, le quart restant se lance dans l’auto-entrepreunariat, l’artisanat ou encore l’art.
« Ce n’est pas un critère d’évaluation académique, mais selon une étude sur les écoles alternatives sur ce que deviennent les élèves, la plus grande majorité sont heureux, pointe la cofondatrice de l’école. Et pour reprendre Idriss Aberkane, qui était de passage, « un adulte épanoui est un trésor pour la société ». Nous avons une nalité di érente par rapport au système classique, notre nalité n’est pas un diplôme, mais l’épanouissement d’une personne dans ce qui lui plaît. »
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Les dossiers d’inscription peuvent être téléchargés sur www.lapetiteecole.nc. L’école suit le calendrier scolaire et accueille les enfants de 8 heures à 17 heures. Le coût de la scolarité est compris entre 47 000 francs et 75 000 francs par mois en fonction des revenus des parents. L’établissement propose des formules découvertes, de quelques jours par semaine à une inscription à plein temps à des tarifs réduits pour les deux périodes de l’année restantes. Plus de renseignements auprès de Bretelle par téléphone au 96 78 26.

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