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Quelles perspectives économiques ? La réponse des Républicains calédoniens

L’annonce du report de la mise en place de la TGC a fait sortir les représentants des Républicains calédoniens de leurs gonds. Ils en profitent pour dresser un triste bilan de la situation économique et proposer leurs pistes de relance.

Pour le parti de Sonia Backes, le constat d’échec de la politique menée ces trois dernières années est triple. Pour Grégoire Bernut, en charge du pôle économique au sein des Républicains calédoniens, « depuis que Calédonie ensemble exerce l’ensemble des responsabilités, nous constatons un recul important de l’emploi salarié dans le secteur privé, ce qui prive des milliers de Calédoniens de la première source d’emploi et de pouvoir d’achat ! »

À cela s’ajoute, et qui n’est pas des moindres selon le parti, l’échec fiscal. Pour le parti loyaliste, « en trois ans, nous avons assisté à une augmentation signi cative de la pression scale qui a très fortement impacté le pouvoir d’achat des Calédoniens (assiette supplémentaire de 16 milliards répartis entre la marche à blanc de la TGC, la CCS, la TSPA, la CAIS, l’IRVM, la taxe sur les produits pétroliers, les taxes sur l’alcool et les cigarettes). Nous avons aujourd’hui une machine fiscale à broyer le pouvoir d’achat des Calédoniens, l’investissement des entreprises et donc l’emploi ».

Concernant les comptes publics, Grégoire Bernut parle d’une « hausse vertigineuse de l’endettement public (seuil critique à 90 %), principalement due à l’octroi d’une caution à Aircalin pour poursuivre la même stratégie de développement, ce qui bloque toutes les initiatives pour financer du développement productif ». L’élu évoque aussi « la faillite des comptes sociaux, avec une cessation de paiement du Ruamm prévue dans les prochaines semaines, sans que des solutions pérennes ne soient prises » et, enfin, « une explosion des dépenses de fonctionnement avec une hausse de 750 millions de la masse salariale de la Nouvelle-Calédonie, alors que l’investissement est en baisse ».

La TGC ou sabotage en règle

Les Républicains calédoniens avancent qu’au lieu de simplifier et se substituer, la TGC (lire page 6.) viendra complexifier et se rajouter aux autres taxes. Pour le parti loyaliste, « toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour l’instauration de la TGC à taux pleins au 1er juillet, mais surtout pour que celle-ci puisse se substituer au mille-feuille de taxes inflationnistes TGI, TSS, TBI, TP TFA ! Même si nous déplorons que Calédonie ensemble et Philippe Germain aient voulu instaurer une TGC à cinq taux, beaucoup trop compliquée » ; Le parti de Sonia Backes parle de sabotage en règle a n de maintenir la marche à blanc. « Le président du gouvernement a lui-même organisé ce report ne présentant pas la loi du pays relative aux modalités de remboursement des taxes présentes dans les stocks et en proposant un texte de report de la TGC à taux pleins en extrême urgence, mettant ainsi un couteau sous la gorge des élus. »

Pour les représentants des Républicains calédoniens, ce report est préjudiciable parce qu’il génère un attentisme non favorableà l’investissement et la consommation. Parce que les entreprises n e peuvent pas prévoir leurs stocks des prochains mois dans ces conditions et que les dépenses comptables et informatiques engagées par les entreprises n’auront servi qu’à leur faire supporter le coût de leur nouveau rôle de perceptrices de taxes supplémentaires.

Comment relancer la machine économique ?

Pour retrouver le chemin de la confiance, le parti avance des propositions pour « soutenir l’emploi, rendre du pouvoir d’achat aux ménages et tordre le cou à l’instabilité des règles du jeu pour relancer l’économie », sans en dévoiler les moyens. Cela passe, comme l’explique Grégoire Bernut, par « une diminution de la dépense publique, la chasse aux abus et gaspillages et un arrêt de la hausse de la masse salariale des collectivités ».

Pour les Républicains calédoniens, il faut, sans dévoiler les outils, mais dans les grandes lignes, remplacer le système actuel fondé sur l’empilement des impôts et taxes par un système simple et stable. C’est-à-dire par une TGC simplifiée avec un voire deux taux au maximum pour un système fiscal fondé sur une assiette plus large et plus stable. Il faut se doter d’un outil budgétaire moderne, simple et efficace, ouvert à l’anticipation et d’un outil de financement de notre protection sociale.

C.S

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