Quelles alternatives au plastique ?

Le Congrès vient de voter une loi interdisant les produits en plastique à usage unique. Le texte prendra e et progressivement à partir du mois de juillet. Dans cette logique, la province Sud a lancé un appel à projets visant à soutenir les alternatives à ces produits.

Le plastique est partout. Il rend de nombreux services à l’humanité tout en étant un fléau pour l’environnement du fait de la complexité à le recycler et aux mauvais comportements. Au niveau mondial, il représente la principale source de pollution des océans. S’inscrivant dans un mouvement mondial, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a voté, le 27 décembre dernier, une loi interdisant progressivement les sacs plastique à usage unique. Une avancée qui passe toutefois à côté des principales sources de pollution que représentent, par exemple, les bouteilles en plastique.

Parallèlement, de cette loi, la province Sud a lancé un appel à projets visant à soutenir les alternatives au plastique à usage unique. On peut regretter qu’il ne couvre pas la question des bouteilles alors que certaines initiatives de consigne vont dans ce sens pour de la bière ou encore des emballages de charcuterie. Cet appel, ouvert jusqu’au 22 février prochain, s’adresse aux entreprises, aux organismes représentants des commerçants, fédérations ou regroupements d’entreprises et aux associations.

Un appel ouvert jusqu’au 22 février

« Les opérations soutenues devront répondre aux objectifs : d’arrêt du recours au plastique à usage unique ; de réduction de la quantité de déchets générés ; de donner des clés pour agir au quotidien », précise le document consultable sur le site internet de la province Sud (www.province-sud.nc) où le dossier et le cahier des charges peuvent être téléchargés. Les projets pourront recevoir une subvention jusqu’à un million de francs, en fonction de la nature des dépenses, pour les actions dans les commerces et les services de gamelles et dans une limite de deux millions pour la production, autrement dit pour l’analyse et les études visant à améliorer les procédés de fabrication de produits nis utilisant du plastique à usage unique.

30 millions de budget

L’appel qui dispose d’un budget global de 30 millions de francs est articulé autour de trois axes : la réduction de l’utilisation de produits en plastique à usage unique (sacs, barquettes, gobelets, pailles, verres, touillettes…), la réduction du plastique à usage unique dans

le cadre de service de gamelles, traiteur et restauration collective et en n la réduction du plastique à usage unique dans la production. L’idée est également de travailler sur l’évolution des comportements. Une faible réutilisation des sacs engendrerait une augmentation de leur consommation et donc des ressources nécessaires pour les produire. Ce questionnement se retrouve dans la grande majorité des pays ayant décidé d’en nir avec le plastique à usage unique.

En Nouvelle-Zélande, où le gouvernement a récemment adopté une loi similaire, des études ont montré l’importance de ce travail de sensibilisation. Ces mêmes études d’impact ont également fait ressortir les conséquences particulières pour les consommateurs les plus pauvres. Cette interdiction va impliquer des frais supplémentaires pour s’équiper en sacs réutilisables. Le gouvernement a ainsi encouragé les entreprises et les associations caritatives à en o rir à ces consommateurs afin de limiter cet e et négatif.

M.D

 

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