Province Sud : compte administratif approuvé

Les élus de l’assemblée de la province Sud ont voté à l’unanimité le compte administratif 2018. Grâce à des gymnastiques budgétaires de l’ancienne mandature, il se caractérise par un résultat excédentaire.

Vendredi dernier, s’est tenue la première séance publique de l’assemblée de la province Sud depuis les élections de mai et les séances « d’installation » du nouvel exécutif. Une séance destinée à l’examen du compte administratif 2018, l’occasion de dresser un tableau sur l’état financier de la province et ses marges de manœuvre pour préparer le budget supplémentaire 2019.

En résumé, les élus ont pu voter un compte administratif 2018 sain, car malgré un contexte budgétaire difficile, la collectivité est arrivée à a cher un résultat excédentaire de 143 millions de francs. Cependant, l’e ort de gestion devra être poursuivi pour conserver l’équilibre tout en maintenant les investissements et la qualité du service à la population.

Comme l’a expliqué Philippe Blaise, le premier vice-président de la province Sud : « Contrairement à la Nouvelle-Calédonie qui est en très grande difficulté, la province Sud dispose d’une bonne marge de manœuvre. En 2018, elle a pu dégager 3,6 milliards de francs d’épargne, ce qui permet d’avoir une capacité d’endettement pour financer nos investissements. »

Ce résultat positif permettra ainsi d’injecter 2,8 milliards de francs au prochain budget supplémentaire grâce à l’augmentation du taux d’épargne qui est passé de 5,2 % en 2017, à 7,6% en 2018.

Remises à plat nécessaires

La situation du compte est donc rassurante vu la stagnation de la dotation globale de la Nouvelle-Calédonie, l’augmentation de la masse salariale et des recettes provenant des taxes et centimes additionnels. Mais Philippe Blaise a tenu à annoncer la couleur en déclarant : « Aujourd’hui, on est passé de 40 % à 44 % de masse salariale par rapport aux recettes réelles de fonctionnement. On ne peut pas laisser cette situation continuer ainsi sans prendre des mesures de précaution. Par ailleurs, la nouvelle mandature va s’attacher à faire un bilan des subventions et interventions a n de prioriser ce qui est essentiel et nécessite un réel soutien. »

L’annonce faite, le nouvel exécutif a tenu à affirmer que l’objectif primordial pour la province Sud reste le service rendu aux administrés et sur ce point, le premier vice-président s’est voulu rassurant : « Nous sommes en mesure de continuer à investir, à assurer nos missions essentielles. Cet ajustement de gestion ne remet pas en question les missions fondamentales de la province Sud » et les efforts financiers se concentreront sur les secteurs prioritaires : l’enseignement, la santé et le social.

Si le nouvel exécutif hérite donc d’une situation financière saine, « des efforts supplémentaires devront être réalisés, de façon à conserver une épargne qui nous permet de continuer à investir et à soutenir l’emploi et l’activité économique. Mais nous savons que nous pouvons nous appuyer sur les compétences et la réactivité des équipes provinciales », a conclu le premier vice- président de la province Sud.


Attention à Gouaro Deva

Les élus ont tiré la sonnette d’alarme concernant la situation de la SHN, Société des hôtels de Nouméa. La sous-fréquentation du Sheraton Gouaro Deva plombe les comptes de la société et donc ceux de PromoSud. Pour Philippe Blaise, il va falloir impérativement trouver une solution. « Aujourd’hui, le taux d’occupation est de 32 %, il faudrait que l’on soit à 40 %. La clientèle est locale à 70 %. Nous n’avons pas du tout atteint les objectifs en termes de clientèle internationale. » En clair, « on perd énormément d’argent. On brûle 250 à 300 millions de francs » par an. Même si la perte est compensée par les résultats du casino, « la SHN est en péril ».

C.S

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