Primaires à droite : Cynthia Ligeard cherche le « renouveau » avec Bruno Le Maire

La Tribune. – Cynthia Ligeard se félicite « des sept candidatures à la primaire de la droite : autant de personnalités de qualité pour ouvrir une fenêtre sur l’après Hollande ! ». Mais pour elle, ce serait Bruno Le Maire le champion : tant pour la métropole que pour la Calédonie.

Cynthia Ligeard penche pour Bruno Le Maire : ce n’est une surprise pour personne. L’ancienne présidente du gouvernement se souvient avoir accueilli le député de l’Eure en août 2015 et confie volontiers : « Il y a eu le Bruno Le Maire avant et celui après son passage en Calédonie : d’abord partisan de la stricte application de l’Accord de Nouméa et de ses référendums, il s’est frotté au pays, pour finalement convenir qu’une solution négociée après la consultation de 2018 était la seule formule viable ».

Depuis, le candidat à la primaire de la droite et du centre, figure toujours en troisième ou quatrième position dans les sondages derrière Juppé, Sarkozy et parfois Fillon. Bruno Le Maire vient en outre d’emboiter le pas à l’ancien Chef de l’État, Nicolas Sarkozy, en affirmant « souhaiter » à titre personnel « que la Nouvelle-Calédonie reste dans la République française ». Voilà qui est dit. Dans un clip vidéo enregistré (*) à l’intention de ses soutiens sur le territoire, il avoue être littéralement « tombé amoureux de la Nouvelle-Calédonie », après son passage, et promet d’y revenir… Sitôt élu candidat de son mouvement. « D’ailleurs, rappelle Cynthia Ligeard, dans son programme présidentiel de 1 012 pages (**), il retient le dispositif Cadres avenir, qu’il propose d’étendre à tout l’outremer… ».

Pour l’heure, la membre du gouvernement, en charge notamment de la fonction publique, est la « seule élue » du comité de soutien à Bruno Le Maire. Le candidat, qui se réclame du « renouveau » peut en revanche miser sur la solide expérience du terrain et de l’entreprise qu’affichent les autres membres du comité choisis par Cynthia Ligeard, qui appartiennent tous à la société civile. Comme Sacha Benisti, cadre commercial dans l’immobilier, qui anime la communication du groupe et peut se targuer de l’amitié que lui porte l’ancien ministre de l’Agriculture : « Je crois que Bruno Le Maire ferait un bon président. Il appartient à une nouvelle génération de politiques, aux méthodes inédites et plus proches de nous », argumente-t-il.

« Un homme de proximité et de contact qui interroge les citoyens avant de dire ce qu’il va faire, comment il va le faire et combien ça va coûter », renchérit Frédéric Garcia, haut fonctionnaire, ex-secrétaire général de la province Sud, mais aussi soutien de Bruno Le Maire. « C’est une nouvelle façon de faire de la politique, écrit précisément leur candidat : ne pas demander aux Français un chèque en blanc, mais leur décrire par le menu le chemin qui sera pris ». Et le député de l’Eure mise essentiellement sur le référendum pour son renouveau : sitôt élu à l’Élysée, il proposerait aux Français de plébisciter une réforme parlementaire avec, outre le non-cumul des mandats et l’étanchéité entre administration et politique, une diète de la représentation nationale : 400 députés au lieu de 577 actuellement et 210 sénateurs contre 348, un point c’est tout. Plus dur sera de l’expliquer aux 325 parlementaires débarqués… et à recaser. Au fait combien d’élu (es) pour la Nouvelle-Calédonie ? Mais c’est un autre débat.

Le comité de soutien à Bruno Le Maire, qui regroupe déjà quelque 50 actifs opte pour des méthodes de communication résolument modernes (blog et réseaux sociaux, notamment) et conviviales : en se retrouvant par exemple tous les jeudis à 18 h sur une terrasse d’un grand hôtel de l’Anse Vata pour une sorte de « think tank », où la parole circule librement.

M.Sp. 

(*) https://youtu.be/Q_Y5xT8Jr5A

(**) A télécharger sur : www.brunolemaire.fr

 

 

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