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Néobus choisi des bus français diesel

Le choix des futurs bus du transport en commun en site propre a été arrêté. Vingt-deux bus à haut niveau de service Créalis, de la marque Iveco, ont été retenus. Des bus 100 % français répondant aux dernières normes en matière d’émissions. Un choix du diesel qui fait tousser les associations de protection de l’environnement.

Le transport du futur se rapproche du présent. Néobus, le transport en commun en site propre qui doit révolutionner les déplacements dans l’agglomération à l’horizon 2017, se concrétise. Les Calédoniens peuvent déjà voir depuis quelques mois l’avancement du chantier. Le SMTU vient de passer un nouveau cap avec le choix du matériel roulant. Ce sont des bus estampillés « Origine France garantie » qui ont été retenus. Le Créalis sera fabriqué dans l’usine Iveco d’Annonay, en Ardèche. La société est numéro un sur le marché national et numéro deux au niveau européen. Selon le SMTU, de nombreuses villes ont fait le choix de ce constructeur, c’est notamment le cas du Mans, de Nancy, Nîmes, mais aussi de villes italiennes ou d’Azerbaïdjan.

Les dernières technologies embarquées

Le Créalis est un bus d’un peu plus de 18 mètres qui permet transporter plus de 100 passagers en heure de pointe, soit jusqu’à 20 000 voyageurs par jour. Assez radicalement différents des bus que l’on peut voir aujourd’hui en Nouvelle- Calédonie, ils seront équipés de port USB pour recharger les téléphones portables, mais aussi du Wifi permettant d’avoir accès à internet sur l’ensemble du parcours. Ils seront également à plancher bas, donc sans marche, de manière à faciliter l’accès pour tous. Les quais rehaussés garantiront par ailleurs l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et en particulier aux fauteuils roulants pour lesquels un espace sera réservé. Ils embarqueront, par ailleurs, les dernières technologies en matière d’affichage et d’annonce des destinations, ainsi que quatre caméras à l’intérieur des bus qui seront complétées par deux caméras au niveau des stations. Autant dire le grand luxe.

Seule ombre au tableau pour les associations environnementales et notamment EPLP, le bus roulera au diesel. Un choix qui peut effectivement paraître un peu paradoxal dans le sens où ce qui permet de financer le Néobus est précisément une taxe sur le diesel rapportant près de 850 millions de francs par an (le coût total du Néobus est de l’ordre de 26 milliards de francs). Pour EPLP, il s’agit purement et simplement d’une trahison. De son côté, le SMTU met en avant le fait qu’un premier appel d’offres avait été passé pour l’acquisition de véhicules hybrides. Un seul candidat respectant le cahier des charges a répondu, selon le syndicat, et avec une offre qui dépassait largement l’enveloppe budgétaire. Toujours selon le SMTU, les difficultés techniques d’exploitation et de maintenance auraient rendu difficile l’utilisation d’une technologie hybride en Calédonie.

L’hybride pas à la portée des Calédoniens

D’après une étude réalisée en juin 2016 par la centrale d’achat des transports publics, sur une durée de 12 ans, les coûts d’un bus hybride sont en moyenne de 34 % plus importants que ceux d’un bus thermique répondant à la norme euro 6. L’hybride permet par ailleurs « uniquement » de réduire les émissions de CO2 de 15 à 17 %. Un nouvel appel d’offres a donc été passé en septembre 2016 pour des bus diesel, mais de dernière génération répondant à la norme euro 6. Une norme qui changera en octobre 2017 suite à un arrêté du gouvernement pris au mois de mars. La norme euro 6 affiche une réduction importante de NOx, de l’ordre de 55 % par rapport à la norme précédente. Pour donner le change, le SMTU profite également de l’occasion pour annoncer la complémentarité du Néobus avec les modes doux. Une possibilité très attendue qui permet aux usagers cyclistes d’emprunter les 6 kilomètres de pistes cyclables ou d’emprunter le bus avec leurs bicyclettes grâce à des porte-vélos.

M.D.

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