L’île Ô Livres fait encore des heureux

La troisième édition du festival du livre jeunesse a attiré de nombreux visiteurs, le week-end dernier, entre la maison Higginson et la place des Cocotiers avec, en tête d’affiche, les créateurs de Mortelle Adèle…

Le festival L’île Ô Livres, créé en 2015 par Juliette Maes, présidente, puis présidente d’honneur de Lire en Calédonie avec le concours de la ville de Nouméa, continue de séduire petits et grands lecteurs. Dédié à la littérature jeunesse, l’évènement réunit désormais chaque année les auteurs et illustrateurs locaux et des invités extérieurs.

Une petite fille « infernale »

Cette édition était particulièrement alléchante pour le jeune public avec la venue d’Antoine Dole, alias Mr Tan, créateur de Mortelle Adèle, cette héroïne de bande dessinée au caractère bien trempé. Il était accompagné de Diane Le Feyer, son illustratrice. La série paraît aux éditions Tourbillon sous le label Globulle depuis 2012 à raison de deux tomes par an.

Tous deux font de l’interaction avec la jeunesse une priorité et se sont dits ravis de cette opportunité de rencontrer leurs fans calédoniens et d’accompagner la jeunesse dans la lecture ou l’illustration. « Certains jeunes nous disent qu’ils ne lisent pas et préfèrent les BD, mais je leur rappelle que 10 tomes de Mortelle Adèle, c’est 800 pages de lecture ! », a lancé Mr Tan.

Un concours de dessin était organisé à l’occasion de cette visite et une heureuse calédonienne, Charlotte, 9 ans 1⁄2, aura la chance de voir sa planche publiée dans un des prochains tomes de Mortelle Adèle… L’opportunité de toucher deux millions de lecteurs ! Quatre autres œuvres seront publiées dans le magazine de Mortelle Adèle et sept autres jeunes ont été couverts de cadeaux. 2 205 votes ont été enregistrés sur internet et 310 durant le festival.

Parmi les autres invités extérieurs, Laurent Corvaisier, peintre et illustrateur pour la presse et la jeunesse, a aussi donné de son temps. Son message aux jeunes dessinateurs : « Soyez le plus libre possible » et « sachez que, oui, le dessin peut être un métier ! ». Figuraient également à l’affiche de cette édition, Malika Doray, auteur, illustrateur pour les tout-petits, et une trentaine de professionnels locaux (Alejandra Rapirez, Dominique Berton, Bernard Berger, Stéphane Moisan, Liliane Tauru, Frédérique Viole…). De quoi se rendre compte de la vivacité du secteur sur notre petit Caillou qui produit de plus en plus de livres !

Pourvu que ça dure

Le festival L’île Ô Livres proposait une nouvelle fois des rencontres avec les scolaires, des animations, des ateliers des dédicaces, des performances, des spectacles gratuits… À l’heure de passer le flambeau, Juliette Maes a simplement regretté que le temps dédié aux scolaires ait été réduit à une journée et demie cette année contre quatre auparavant en raison de restrictions budgétaires. « Le festival est devenu une grande fête et on aimerait que ça continue ! », a-t-elle souligné. La ville a rappelé tout son engagement pour « faire de Nouméa, une ville de lecture ». Cette année, le festival a touché plus largement : il a accueilli à Nouméa des jeunes des îles Loyauté et il s’est exporté les 24 et 25 juillet au centre culturel de Voh.

Il a enfin donné la part belle au numérique en mettant en avant Waika, le premier jeu vidéo calédonien de Waika Studio et La flûte enchantéede Will Nehro, première œuvre interactive locale inspirée de contes traditionnels kanak.

C.M.

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