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Les Républicains calédoniens, loyalistes affrimés

Désormais il faudra compter avec une nouvelle force politique : comme nous l’annonçait Sonia Backes la semaine dernière, Les Républicains calédoniens deviennent ce jeudi soir un parti politique, dont elle sera la première présidente. Un parti qui affiche d’emblée la couleur : celle de la France. Un parti qui annonce aussi clairement « que la victoire de la France au référendum de 2018 sera aussi une chance pour construire la Calédonie du futur ».

« Dans un paysage politique partagé entre les indépendantistes d’un côté, les nouveaux nationalistes calédoniens de Philippe Gomès, qui entraînent la plateforme sur le terrain glissant de la souveraineté partagée, nous sommes aujourd’hui le seul parti vraiment loyaliste », résume Sonia Backes. Chef de file des Républicains calédoniens au Congrès, la quadra à la carrière politique déjà bien remplie, présidera ce nouveau parti.

« Et nous entendons prendre toute la place qui nous revient dans ce paysage politique où nos candidats ont déjà réuni 18 000 voix aux dernières élections législatives », complète Philippe Blaise, l’un des trois secrétaires généraux du mouvement. « Nous adresser aussi aux quelque 53 % des Calédoniens, notamment des jeunes, qui boudent régulièrement les urnes, car ils ne trouvent qu’ambiguïté et ambition dans l’offre politique qui leur est proposée », rajoute pour sa part Willy Gatuhau, futur secrétaire général lui aussi. « Le référendum est une chance », rajoute le pragmatique et secrétaire général lui aussi, Grégoire Bernut, pour sortir la Calédonie des options provisoires et commencer à redonner « lisibilité et confiance » aux investisseurs, aux milieux économiques, « mais aussi à tous les Calédoniens ».

Sonia Backes et les jeunes à la manœuvre

À parti nouveau, ton et verbe nouveaux et « Sonia Backes incarne le renouvellement de la classe politique en cours, mais bénéficie aussi de la légitimité de son action dans les institutions, où elle siège ou a siégé », explique Grégoire Bernut. Aussi, poursuit-il, l’évidence de sa candidature à la présidence des Républicains calédoniens « n’a pas même fait débat ! ».

Si de nouvelles figures sont apparues dans les rangs du futur parti, « des personnes jamais engagées en politique jusque-là », la direction du mouvement est un subtil « mix » de cautions morales, comme Isabelle Lafleur, à la présidence d’honneur, ou Didier Leroux, qui a longtemps tenu le portefeuille de l’économie au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. On trouve aussi deux signataires de l’Accord de Nouméa : Simon Loueckhote et Harold Martin. Les « jeunes » en politique sont aussi nombreux aux manettes ou en charge des propositions que fera le parti. On citera par exemple, Marc Zeisel, adjoint au maire de Nouméa, et Christopher Gyges, membre du gouvernement, chargés de l’animation du pôle projet des Républicains calédoniens. Ou Madeleine Pakaina, Jean-Gabriel Favreau et Antoine Romain, chargés du pôle « vie militante ».

Reste que lors de leur congrès fondateur, Les Républicains calédoniens de Sonia Backes pourront déjà se féliciter d’un premier succès. Le Premier ministre les a en effet bien entendus, en affirmant sans ambages devant le Congrès, que la question du référendum de 2018 serait binaire : oui ou non à la France. Et la victoire du oui, la plus large possible, sera le premier enjeu de leur nouveau parti.

M.Sp.


Un organigramme basé sur « l’efficacité »

Au sommet de la pyramide, des femmes : Isabelle Lafleur est la présidente d’honneur des Républicains calédoniens et Sonia Backes devrait être élue présidente du mouvement. À ses côtés, trois secrétaires généraux : Grégoire Bernut, Philippe Blaise et Willy Gatuhau animeront la vie quotidienne du mouvement et porteront la parole des militants. Trois vice-présidents assisteront en outre Sonia Backes : il s’agit de Simon Loueckhote, de Valérie Laroque-Daly et d’Alesio Saliga.


Premier acte : ce jeudi soir, salle Venezia

Le congrès fondateur des Républicains calédoniens se tient ce jeudi 7 décembre à la salle Venezia (hôtel Nouvata) à 18 h. Les militants pourront adhérer sur place au nouveau parti dès 17 h. Et donc voter pour l’équipe dirigeante qui leur est proposée. Pas vraiment de suspense pour ce scrutin, mais les Républicains calédoniens promettent d’ores et déjà un nouveau congrès dans un an exactement, avec un scrutin plus ouvert… Les prises de parole sont annoncées pour 18 heures pour une fin de meeting précédée d’une collation à 20 h.

 

 

 

 

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