Les professionnels du BTP pas convaincus par le plan de relance du gouvernement

Le gouvernement a annoncé un plan de relance du BTP qui connaît une situation difficile depuis quelques années. Cette annonce du 17 octobre est une réponse à une lettre ouverte adressée aux élus deux semaines plus tôt et signée par la grande majorité des acteurs du bâtiment. Le courrier détaille notamment les chiffres illustrant les difficultés du secteur. 2 000 emplois perdus en six ans, un chiffre d’affaires divisé par quatre entre 2017 et 2018, plus de projet, des carnets de commande vides.

Le courrier rappelle également que le gouvernement avait, en 2016, annoncé le lancement de grands projets aussi bien publics que privés pour un montant de l’ordre de 280 milliards de francs. Mais de ces grands chantiers, peu ont vu le jour. Le BTP est d’autant plus inquiet que la loi de défiscalisation locale sur le logement intermédiaire arrive à son terme.

Pour faire bonne figure, le gouvernement a recensé tous les projets sur le point de démarrer. Selon les chiffres de l’institution, près de 50 milliards devraient être investis sur 2019 et autant en 2020. En lieu et place de la défiscalisation, le gouvernement met en avant des mesures récentes autour des droits d’enregistrement, une augmentation du plafond de déductibilité des intérêts d’emprunt ou encore la prolongation de l’exonération des revenus locatifs. Une loi visant à réduire la baisse des coûts de construction est également à l’étude.

Autant de mesures qui ne satisfont pas vraiment les professionnels, assez dubitatifs. Pour eux, il faut relancer le BTP et donc l’économie par la commande publique. Car les chiffres annoncés par le gouvernement ne concernent pas de nouveaux projets, mais des investissements déjà prévus. Et, pour le gouvernement, s’il représente un effort important mobilisant notamment le recours à l’emprunt, le montant demeure toutefois relativement « normal », du moins pas suffisant pour créer un choc. Les professionnels ne lâcheront rien, mais ont annoncé attendre la fin du référendum pour reprendre les négociations.

M.D.

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