Les médias pour cible

Dans un post Facebook, Martine Lagneau, mise en examen pour détournement de biens publics, s’en est prise aux médias dans leur ensemble pour leur traitement de l’affaire. « Je regrette profondément que les médias se soient saisis de ce fait de procédure pour en faire les titres, ne respectant ni ma vie privée, ni mesurant l’impact qu’une telle information peut avoir auprès de ma famille et de mes proches », explique l’ancienne vice-présidente de la province Sud qui « constate, à regret, qu’une fois de plus, les faits divers prévalent sur des actualités concernant le plus grand nombre ».

Si une mise en examen n’est effectivement pas une condamnation – ce que précise Martine Lagneau, mais ce qu’aucun média ne semblerait avoir indiqué – c’est néanmoins un fait de justice que les Calédoniens sont en droit de connaître. C’est le droit à l’information, tout simplement. Les personnalités politiques sont des justiciables comme les autres et elles ont choisi la vie publique qui les expose forcément aux médias. Œuvrer en politique a des avantages et parfois des inconvénients… notamment lorsque la justice s’en mêle.

La légitimité de la médiatisation de telles affaires ne doit pas être remise en cause, car elle participe de manière essentielle au processus démocratique. Les médias continueront de faire leur travail et relateront le dénouement de cette affaire, qu’elle aboutisse à une condamnation ou bien à un classement sans suite, un non-lieu ou une relaxe.

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