Le Seul luthier guitare de Calédonie

À l’occasion de la Semaine de l’artisanat, nous vous faisons découvrir un artisan un peu différent des autres car il est le seul du territoire. Damien Martino est luthier spécialisé dans les guitares et ukulélés.

Un luthier fabrique, répare et restaure les instruments à cordes pincées ou frottées tels que les violons, violoncelles et les guitares. Damien Martino fait partie de ces artisans où l’art prend tout son sens et il est le seul luthier du territoire. Ce Nantais, guitariste à ses heures perdues, a découvert sa profession en flânant dans les rues de sa ville natale. « J’ai vu le mot luthier sur l’enseigne d’un commerce. J’ai poussé la porte et j’ai fait la connaissance de la propriétaire des lieux, une femme luthier spécialisée dans les violons. Je suis resté des heures à parler de son métier, de sa formation et ce fut le déclic, c’est ce métier que je voulais faire », explique Damien Martino. Le jeune homme, âgé à l’époque de 19 ans, s’est renseigné sur les formations proposées. « Étant guitariste, je voulais me spécialiser dans les guitares et vu mon niveau d’études, j’ai du me tourner vers l’Angleterre pour trouver une formation qui réponde à mes envies, mes attentes. J’ai rédigé une lettre de motivation à une école de lutherie à Nottingham et c’est après un entretien que j’ai finalement été pris. Je me suis spécialisé pendant trois ans à la réparation, la restauration et la création de guitares et ses dérivés. »

Le premier atelier à Nouméa

Damien Martino, jeune diplômé, s’est rapidement mis à son compte en tant que luthier. Il a travaillé un temps à Nantes et en Savoie, mais le métier de luthier ne lui permettant pas de payer ses factures, il a dû enchaîner également les petits boulots. Il a ensuite voyagé jusqu’en Australie pour « atterrir », en 2014, en Nouvelle-Calédonie. Depuis, il a ouvert sa lutherie au Shop Center Vata, un atelier sous l’école de musique dont il fait partie en tant que professeur de guitare. « Je mène conjointement mes deux métiers. Je répare, restaure des guitares et des ukulélés, en moyenne une vingtaine par mois, mais je crée aussi certaines pièces », ajoute le luthier qui a aujourd’hui 35 ans.

Lime, rabot, écarteurs, serre-joints se mêlent aux établis de son atelier où l’odeur du bois est omniprésente. Sa dernière création est un ukulélé de toute beauté qu’il est en train de terminer pour un particulier, un instrument travaillé à la main pendant près de 250 heures sur des bois riches comme l’épicéa. « On crée, on répare, on refait et c’est une fois seulement que l’on accorde qu’on a le rendu, le son de l’instrument. C’est passionnant », avoue cet artisan hors du commun.

C.Sch

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