Le déménagement va pouvoir commencer

Les services du CHT vont commencer leur déménagement sur le Médipôle de Koutio à partir du 16 novembre prochain. 250 patients seront transférés jusqu’au 23 décembre, date de la fermeture des sites de Gaston-Bourret et de Magenta.

La direction du CHT n’attendait plus que l’avis favorable des commissions pour lancer, comme annoncé, le transfert des services médicaux de Magenta et de Gaston-Bourret sur le Médipôle. « C’est chose faite. Nous venons juste d’avoir l’autorisation de la commission sécurité, explique Dominique Cheveau, le directeur général du CHT, auparavant c’était les qualifications pour le traitement de l’air (certification ISO 5), la qualité de l’eau, et du gaz (pour les 1 000 prises à oxygène). L’ensemble des commissions nous a donné le feu vert pour déménager et, comme prévu, nous transfèrerons nos premiers patients le 16 novembre. » Seule ombre au tableau, le préavis de grève de l’intersyndicale du CHT (voir encadré). Sur ce point, la présidente du conseil d’administration, Jacqueline Bernut, se veut rassurante : « C’est de bonne guerre, le personnel s’inquiète sur le taux directeur qui n’est toujours pas voté par le Congrès. Nous faisons le nécessaire pour que le gouvernement l’examine dès la semaine prochaine et que le Congrès le vote au mois de novembre. Nous sommes confiants. »

Ouverture le 16 novembre

Si la pharmacie déménage le 24 octobre, les services administratifs du CHT quitteront les locaux les 2 et 3 novembre. À partir du 16 novembre, les services médicaux s’installeront un par un, en premier tous ceux du site de Gaston-Bourret, puis ceux de Magenta. Le transfert des premiers patients, ceux de gastro- entérologie, se déroulera le 16 novembre. Le basculement des urgences se fera dans la nuit du 21 au 22 novembre, suivi directement par l’unité d’hospitalisation de courte durée. « Il n’y aura aucun risque pour les patients, lors du déménagement : le plateau technique sera dédoublé. Et s’il y a un plan blanc, un gros accident, nos services pourront sans problème assurer le service », rassure le directeur du CHT. Le 25 novembre, le dernier patient de Gaston-Bourret sera transféré et dès le 8 décembre, les services médicaux de Magenta déménageront à leur tour. La naissance probable du premier bébé à la nouvelle maternité du Médipôle pourra se faire dès le 12 décembre. Les sites de Magenta et de Gaston-Bourret seront définitivement fermés le 23 décembre au soir, au total 250 patients auront été transférés par ambulance.

Une offre unique dans le Pacifique

D’une surface de 90 000 m2, d’une capacité de 645 lits (523 à l’ouverture), de 51 places d’hospitalisation de jour, pour un investissement de 60 milliards de francs, le Médipôle de Koutio se veut un hôpital de référence pour la région. « Nous aurons à court terme le potentiel de faire venir des patients du Vanuatu, de Fidji et d’Australie. Nous présenterons des offres de soins plus intéressantes en certains cas et des prestations de dernières générations », explique Jacqueline Bernut. La direction de l’établissement a d’ailleurs effectué la semaine dernière un voyage en Australie et parle d’échanges avec le gouvernement fidjien. Des pistes économiques de complémentarité inévitables pour assurer une bonne pérennité d’un Médipôle qui pèsera 33 % dans les dépenses de santé du territoire.


L’inquiétude de l’intersyndicale justifiée ?

Les syndicats représentatifs du personnel du CHT, fatigués d’attendre le vote du budget de l’hôpital (30 milliards), ont déposé un préavis de grève pour le 14 novembre. La menace d’un blocage sur les soins non urgents flotte donc sur l’entrée des premiers patients si le taux directeur décidé pour l’année prochaine n’est pas voté. L’intersyndicale s’appuie sur un règlement de 1993, qui indique que le taux directeur concernant la hausse autorisée des dépenses hospitalières publiques pour l’exercice suivant doit être fixé avant le 31 août. Pour 2017, il a été fixé à 9,4 %, mais n’a pas encore été voté par le Congrès. « Nous comprenons l’anxiété de l’intersyndicale, qui est aussi la nôtre à la direction. Nous faisons donc notre maximum pour que ce taux soit voté au plus tôt », explique Dominique Cheveau. À la question de savoir si ce « fameux » taux était inférieur à celui annoncé par le gouvernement, la direction indique que « cela impactera directement le budget de fonctionnement. Il faudrait trouver des pistes de rentabilité comme revoir nos dépenses en création de postes, ouvrir moins de lits en réanimatio, ou annuler l’activation du deuxième scanner. Il faudrait avec tout le corps médical travailler sur la rentabilité médicale sans toucher à l’offre. » Mais on le sait déjà, un taux directeur qui ne sera de toute manière pas à la hausse pour les exercices suivants, à partir de 2018. « Il faut donc et dès à présent trouver des solutions de complémentarité pour assurer l’avenir financier du Médipôle à partir de 2018. Nous avons le potentiel d’accueillir des patients d’Australie, de Fidji et du Vanuatu, nous travaillons déjà sur ces pistes d’échanges », prévient la présidente du conseil d’administration Jacqueline Bernut.


Le public informé par étapes

La population, les patients potentiels, les médecins libéraux seront informés, étape par étape, à partir du lundi 31 octobre par voie de presse et de radio. Des messages « info service », indiquant les activités médicales transférées sur le Médipôle la semaine suivante, seront diffusés. Un nouveau numéro de téléphone du standard du CHT est d’ores et déjà actif : le 20 80 00. L’ancien numéro, le 25 66 66 fonctionne également.

C.Schoenholtzer

 

Imprimer

Back to Top

Web Design BangladeshBangladesh Online Market