L’alcool interdit dans les lieux publics

Les élus du Congrès ont adopté à l’unanimité le 1er août de nouvelles restrictions pour lutter contre l’alcool dont l’interdiction générale de consommer dans les lieux publics.

Après la hausse des prix en début d’année, l’adoption du plan global de lutte contre la délinquance du gouvernement, en mars dernier, érigeant l’abus d’alcool en grande cause territoriale, puis dans son sillon l’interdiction de la publicité et la promotion des boissons alcoolisées en avril, de nouvelles mesures vont voir le jour pour limiter la possibilité de consommer de l’alcool.

Le gouvernement peut aussi intervenir

Cette fois, les élus du Congrès ont entériné l’interdiction totale de la présence d’alcool dans les établissements scolaires (à l’exception de ceux préparant aux métiers de l’hôtellerie-restauration), dans les services publics accueillant des usagers et dans les transports collectifs locaux, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes.

Par ailleurs, le texte instaure l’interdiction de consommer de l’alcool dans tous les lieux publics (ouverts à la circulation publique et indépendamment de la question de zones coutumières ou de droit commun. Par exemple : une rue, une plage, un emplacement devant un commerce).

Autre nouveauté, il donne la possibilité au président du gouvernement d’interdire par arrêté la consommation d’alcool sur la voie publique. Jusqu’à présent, seule l’ivresse publique manifeste était prohibée et susceptible d’entraîner une amende pénale (17 900 F) ou une interpellation par la police ou la gendarmerie. « La Nouvelle-Calédonie peut intervenir afin de limiter la consommation excessive et nocive d’alcool dans différents lieux, largement fréquentés par les mineurs, susceptibles d’accueillir des manifestations intéressant un large public et véhiculant une image festive susceptible de donner lieu à une consommation excessive »,détaille la délibération.

Ces interdictions sont assorties d’amendes administratives de 4 500 F. Elles seront établies par les agents des services compétents de la Nouvelle-Calédonie, à savoir de la Direction des affaires économiques (DAE).
La conseillère du groupe Uni, Ithupane Tiéoué, a regretté que, dans les zones rurales, loin de la DAE, les gardes champêtres et des agents communaux ne puissent pas prononcer eux- mêmes ces amendes.

C.M.

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