La sécurité à tout prix !

Conséquences de l’augmentation récente des actes délictuels touchant les habitations et les commerces, les Calédoniens s’équipent et se dotent de moyens pour protéger leurs biens. Alors, quel système de protection choisir ?

Le Salon de l’habitat et de la déco, qui s’est tenu récemment à la Maison des artisans à Nouville, en est la preuve. Les visiteurs ont été nombreux à venir se renseigner sur les systèmes pour protéger leur maison, appartements ou leurs locaux professionnels. Exposants et professionnels de la sécurité en ont profité pour présenter leurs produits dernier cri avec, parmi les plus demandés, les systèmes d’alarme et de vidéosurveillance. Tous sont unanimes : « Installer une alarme chez soi est certainement la solution la plus efficace pour limiter les risques d’être cambriolé. Mais encore faut-il choisir le bon système en fonction de la configuration de son habitation, de la valeur de ses biens et de ses besoins. »

Quel système choisir

Quel que soit le choix, pour un système e cace, il faut compter entre 60 000 et 150 000 francs. « Un investissement déductible des impôts qui est vite rentabilisé, surtout si l’on a des biens de valeur chez soi », précise Damien, un spécialiste de la sécurité. Concernant les systèmes sur le marché, vous disposez de l’alarme traditionnelle, composée de contacteurs posés sur les portes et les fenêtres (protection périmétrique), ainsi qu’un ou plusieurs détecteurs de mouvements placés à des endroits stratégiques (protection volumétrique) pour repérer les intrusions. En cas d’alerte, ils préviennent la centrale qui déclenche la sirène. L’alarme peut aussi, le cas échéant, lancer l’enregistrement des images prises par les caméras, avertir le propriétaire par courriel ou SMS et même alerter une société de télésurveillance qui peut dépêcher un agent sur place.

Vous pouvez aussi vous orienter sur une alarme connectée : elle s’appuie sur le même principe que l’alarme traditionnelle sauf que la centrale doit être reliée à la box internet du foyer. Autre moyen de sécurité, la caméra de surveillance, accessible en termes de prix et facile à installer : il su t de la relier à la box en wi .
Pour tous ces systèmes qui ont, selon leur coût, des options supplémentaires, des précautions sont à prendre lors de l’achat. Vous avez un chien ou un chat à la maison ? Prenez un système conçu pour détecter les animaux domestiques. Cela vous évitera de recevoir des alertes ou de faire sonner l’alarme chaque fois que votre animal passe devant le détecteur.

Vérifiez également que les différents éléments tels que caméras, détecteurs, alarme, sont munis d’une source d’énergie secondaire (des piles notamment) pour fonctionner même en cas de coupure de courant voulue ou non. Pour continuer à recevoir les alertes lorsque la connexion ADSL est hors service, « il faut que la centrale soit équipée soit d’un module de transmission externe », précise un vendeur. Sachez aussi qu’en fonction de la valeur de vos biens, votre assureur peut vous imposer l’installation d’un système de protection répondant à la norme NF A2P. Pas toutes les alarmes en sont capables. Pour être parfaitement en règle, vérifiez que l’installateur est lui aussi agréé NF A2P.

Enfin, les systèmes de protection actuels ne se contentent plus de sonner en cas de cambriolage, mais sont de plus en plus intégrés au concept de « maison intelligente ». Les plus performants permettent, depuis un téléphone ou une tablette, de commander les éclairages, d’être alerté en cas de présence de fumée ou de fuite d’eau, d’ouvrir et fermer les volets roulants ou le portail, etc. Pour chaque situation, il existe un automatisme et, contrairement à ce que l’on peut penser, l’installer n’est pas si compliqué. Là encore, une bonne connexion est nécessaire pour piloter son système à distance.

Les commerçants aussi

Conséquences des récentes vagues de pillages et de saccages de commerces, les institutions multiplient les actions depuis ces dernières semaines. Si policiers et gendarmes effectuent des patrouilles pour rassurer les commerçants, des opérations de diagnostic de sûreté sont parallèlement menées. Ainsi, un référent de la gendarmerie ou de la police nationale peut, à la demande des commerçants, faire un diagnostic sûreté de leurs magasins et alentours. Pour en bénéficier, il su t de s’adresser à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), à la brigade ou au commissariat dont les professionnels dépendent. Améliorer la sûreté, c’est par exemple réfléchir aux éléments extérieurs d’un commerce qui pourraient servir aux voleurs : il faut donc vérifier l’éclairage et les alarmes. C’est aussi des conseils pour acheter du matériel pouvant supporter une certaine puissance de choc en cas de casse à la voiture-bélier ou encore la création d’un réseau d’alerte avec les commerçants alentours. Autant de réflexions qui ont été posées dernièrement lors de réunions grand public organisés à l’auditorium de la CCI de Nouméa et à la salle Au Pitiri de Koné.


Alerte commerces : au Mont-Dore aussi

Le dispositif Alerte commerces, qui existe déjà à Nouméa et à Bourail, vient d’être mis en place au Mont-Dore. La mairie a ainsi acté une convention avec la CCI. En pratique, si un fait délictueux est constaté par les forces de l’ordre, ces dernières décident de prévenir par texto les commerçants qui ont rallié ce dispositif.

C.S

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