» La Nouvelle-Calédonie est une terre de champions « 

Le directeur sportif de l’athlétisme handisport en France, Julien Héricourt, était ces derniers jours sur le territoire. Il a signé une convention qui permettra au pôle France de Nouméa d’intégrer la structure Grand Insep a n de donner l’accès au Cise (Centre international sport et expertise) de Koutio et de profiter des avantages de l’Insep (Institut national du sport) lors des déplacements en Métropole.

DNC : Au-delà de cette convention, quels sont les motifs de votre visite ?

Julien Héricourt : Depuis le projet de création du pôle France, le seul sur le territoire et le seul en athlétisme handisport, puis son officialisation début 2018, je me suis engagé à être présent ici, à Nouméa, une fois par an pour soutenir et accompagner le staff technique (Olivier Deniaud, José Marques et Vincent Brignone) et les athlètes de haut niveau. Nous avons encore des partenariats à construire d’où la raison de ma présence.

Que pensez-vous du pôle France de Nouvelle- Calédonie ?

Ce qu’il se passe en Nouvelle-Calédonie est remarquable et fait écho en Métropole. Le mouvement olympique territorial (CTOS, DJSNC) est au plus près. La FFA s’intéresse à nous. Les installations sportives, mais aussi de séjour sont performantes. Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est le lien puissant qui existe entre les acteurs du pôle. Les entraînements se passent toujours dans une excellente ambiance, ce qui permet à chacun de repousser un peu plus ses limites dans l’effort. Il y a une vraie vie de groupe et une attention particulière portée à chaque athlète. Je pense trouver ici les secrets de la réussite à mettre au pro t du groupe France. Et avec Olivier Deniaud, le responsable du haut niveau, nous partageons l’ambition commune de faire briller les couleurs de l’équipe de France aux Mondiaux de Dubaï en novembre 2019 et à Tokyo pour les Jeux paralympiques de 2020.

La sélection française a été brillante aux derniers championnats d’Europe et les Calédoniens ont ra é presque la moitié des médailles d’or. Comment expliquez-vous cela ?

La Nouvelle-Calédonie est une terre de champions depuis longtemps dans le handisport. Les résultats historiques des derniers championnats d’Europe sont l’œuvre du travail et de l’expérience. Un travail quotidien et une expérience des anciens, comme Pierre Fairbank ou Thierry Cibone, qui servent aujourd’hui la jeunesse. Il y a aussi beaucoup d’enthousiasme dans cette équipe calédonienne. Une folie nécessaire pour oser prendre des risques en grande compétition internationale et jouer le podium. Mais attention à ne pas s’en ammer ! Les deux prochains rendez-vous de l’équipe de France, Mondiaux et Jeux, sont deux montagnes par rapport à Berlin. Mais le staff en place est bien conscient de cela. Il joue le rôle de modérateur, mais il est surtout là pour accompagner chaque athlète dans son projet de performance, tout en tenant compte de la concurrence internationale.

Quels sont les objectifs du pôle France ?

Nous avons pour objectif de pérenniser le pôle. La structure mise en place devrait permettre aux athlètes calédoniens de se préparer dans les meilleures conditions pour les Jeux de Tokyo. Nous avons également pour projet de faire venir en stage terminal à Nouméa, en août 2020, les lanceurs et les athlètes en fauteuil de Métropole sélectionnés pour les Jeux. Pour Paris 2024, nous devons détecter sur le territoire une jeune génération d’athlètes. La Ligue calédonienne œuvre chaque jour pour cela et tisse des liens privilégiés avec les scolaires et les établissements spécialisés. Le stade Numa-Daly doit être un lieu incontournable pour faire de l’athlétisme handisport et réaliser des performances, il doit également servir de source d’inspiration pour le plus grand nombre. Des rêves d’équipe de France y sont nés (Sylvain Bova, Nicolas Brignone et aujourd’hui, Joanne Lhuillery) et tous ensemble, nous pouvons rêver encore plus grand. Je suis confiant pour l’avenir.

C.S

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