Ils n’ont pas écouté

La majorité de l’exécutif et les indépendantistes ont voté mardi le dispositif de réglementation des prix pour l’entrée en vigueur de la TGC le mois prochain. Plusieurs secteurs de l’économie garderont les marges en valeur actuellement pratiquées et certains produits de construction verront leurs prix gelés dans un objectif de stabilité. Les produits de grande consommation et les pièces détachées automobiles seront soumis à un encadrement des marges. Le gouvernement estime à 11 % la baisse des prix dans les moyennes et grandes surfaces, 13 % dans les petits commerces et 15 à 20 % sur les pièces détachées.

En arrêtant cette réglementation, le gouvernement veut faire baisser les prix. Mais à quel prix ? Et pour combien de temps ?
Et surtout il a choisi d’occulter le cri d’alarme des patrons qui annoncent des répercussions importantes sur les entreprises et les emplois. Ils n’ont même pas été reçus alors qu’ils manifestaient à sa porte. Le gouvernement Germain a choisi de ne pas reprendre l’accord passé, dans un esprit de responsabilité, entre le patronat et de l’intersyndicale vie chère. Cet accord, jugeaient-ils, était plus léger et équilibré. Cela montre tout ce qu’il pense du dialogue social, de la concertation.

Avec cette façon de procéder, l’exécutif s’est mis du monde à dos. Les organisations patronales et salariales n’ont pas dit leur dernier mot. Les petites entreprises, les commerçants, les artisans qui seront en difficulté ou condamnés pourraient aussi réagir tout comme les consommateurs, si cette baisse des prix tant annoncée ne se concrétisait toujours pas…

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