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Distribution d’eau : du mieux à l’Île des Pins

L’exécutif a levé, la semaine dernière, les restrictions de consommation d’eau qui avaient été imposées en début d’année dans la zone de Kuto, en raison, on s’en souvient, de teneurs en nickel très élevées, dépassant le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé.

L’absence d’incendies a permis, semble-t- il, d’améliorer la situation et les analyses indiquent aujourd’hui des taux qui ont diminué de moitié, a fait savoir l’exécutif. Néanmoins, le gouvernement et ses partenaires ont indiqué que ces taux restent encore trop élevés au captage de Wetere, qui reste fermé jusqu’à nouvel ordre. Dans le même temps, les Kunié sont invités à rester vigilants sur le gaspillage et les fuites d’eau qui contribuent à affaiblir la ressource et aux départs éventuels d’incendies.

Des actions engagées

Depuis la mise en lumière de ce problème par les habitants de l’île des Pins et l’association Ensemble pour la planète (EPLP), différentes actions, annoncées en février dernier, se sont concrétisées dont le suivi mensuel du paramètre nickel dans l’eau.

L’île des Pins s’est ainsi engagée dans la réalisation d’un plan de sécurité sanitaire des eaux (PSSE) qui va lui permettre une gestion de l’ensemble du réseau. La nouvelle pompe, dont il avait été question en février, doit par ailleurs être livrée le 20 août pour renforcer la capacité du captage de Kodjeue, desservir la zone de Kuto et permettre d’abandonner les captages impactés par le nickel. Une étude sur l’exploitation éventuelle de nouvelles ressources souterraines a été lancée.La province prévoit, de son côté, des programmes de revégétalisation des zones brûlées autour des captages d’eau avec des espèces endémiques, adaptées et non envahissantes, ainsi que la création d’une pépinière éducative au collège de Vao. Parallèlement, à l’échelle du territoire, plusieurs recherches ont été lancées. Elles concernent les conséquences sur l’humain de l’exposition aux métaux présents dans l’environnement dont le nickel, l’impact des incendies sur la contamination de l’eau ou encore la gestion du Pinus.

Quid des autres communes ?

De bonnes nouvelles, donc, pour l’île des Pins dont les problèmes ont trouvé un écho positif auprès des autorités. Et de bonnes nouvelles pour le territoire puisque ces études profiteront à l’ensemble de la population.

Mais suite à ces alertes concernant l’île des Pins, des inquiétudes s’expriment ailleurs. À ce sujet, l’association EPLP souligne qu’elle a demandé au gouvernement la possibilité d’obtenir les résultats d’analyse des autres communes pour 2016. Sur 33, « seules neuf ont fait suivre leur réponse à la Dass », missionnée sur ce sujet, souligne l’association. Bélep, Kouaoua, Pouébo et Thio ont donné leur accord. Tandis que Houaïlou, Kaala- Gomen, Moindou, Yaté et l’île des Pins ont refusé, toujours selon EPLP. Les 24 autres n’auraient pas répondu. «Mépris ou négligence ? Le doute existe », écrit Martine Cornaille, la présidente. Pour le lever, il est envisagé d’adresser à ces communes un « recours administratif préalable» visant à la communication des résultats d’analyse qu’elles détiennent. Et dans un délai de deux mois supplémentaire, de saisir la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs) et d’en appeler à un juge.

C.M.

©AFP

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