Des ambassadeurs pour la paix

La délégation régionale de la Croix-Rouge française vient de lancer un programme visant à former des jeunes. Il permet à 14 volontaires d’acquérir des outils afin de lutter contre les préjugés. Cette première session doit servir de test avant l’organisation d’autres formations.

Des préjugés, la Nouvelle- Calédonie en compte un grand nombre. Toute la difficulté, est d’en prendre conscience avant d’essayer de changer. Le territoire n’a toutefois pas l’exclusivité en la matière. Chaque pays, chaque société se construit autour de ces idées préconçues qui génèrent des tensions, voire pire. La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge a développé, en 2008, le programme « Youth as agents of behavourial change », afin de cultiver la non-violence et la paix. Après une dizaine d’année, le programme est déjà mis en œuvre dans 135 pays et a permis de former plus de 29 000 jeunes qui ont pu agir auprès de 550 000 personnes. Des formations ont été dispensé dans la région, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Fidji ou encore aux Samoa.

La délégation régionale de la Croix-Rouge s’est décidée à lancer ce programme sur le territoire, pour lequel elle a reçu le premier prix des États généraux de la jeunesse qui se sont tenus cette année. Conçu par les jeunes et pour les jeunes, il consiste à organiser des ateliers ou assurer des interventions sur des thématiques touchant au racisme, aux discriminations, aux problématiques de genre ou plus simplement d’empathie. Pour cette première session, quatorze jeunes calédoniens issus de toutes origines sociales et géographiques ont été sélectionné parmi les nombreux volontaires. Ils seront formés pendant une semaine afin de leur permettre d’acquérir des outils leur permettant d’animer des ateliers dans leurs communautés mais aussi au sein d’écoles ou de toutes structures ou groupes de personnes qui en exprimeraient le souhait.

« Pour agir, il faut se former »

« Les méthodes que nous transmettons sont adaptées au vécu des participants, explique Adrien Roussel, formateur de la Croix-Rouge venu de Métropole pour assister les formateurs locaux, et notamment Danièle Edo, qui a largement contribué à mettre en œuvre le programme en Nouvelle- Calédonie. Nous leur donnons des outils sur la forme, qui sont les mêmes dans tous les pays. Ensuite, il faut adapter le fond en fonction des besoins. Nous leur proposons 56 ateliers autour de 12 thématiques différentes qui permettent d’aborder un grand nombre de problématiques. » Une fois la semaine terminée, les formateurs continueront d’accompagner les « ambassadeurs » pour les aider à trouver leur place et à organiser leurs interventions qu’ils effectueront systématiquement en binôme.

« Je me demandais s’il existait des outils pour parler avec les autres jeunes, témoigne Nathanaëlle, 24 ans, qui suit la formation. On constate tous les jours que la jeunesse est à la dérive. Si l’on est conscient de ça, il faut agir, et pour agir, il faut se former », insiste la jeune femme, qui intervient déjà auprès des jeunes en tant qu’agent de promotion de santé sexuelle. Guillaume, 21 ans, bénévole à la Croix-Rouge, partage le même engagement. « Quand je suis dans mon quartier, je vois les jeunes qui font n’importe quoi. C’est important de faire quelque chose. Nous avons besoin de ces outils pour faire le nécessaire. Derrière, il faut que cela fasse boule de neige. »

M.D.

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