Défiscalisation pour la pêche et l’agriculture

Le gouvernement a accordé une défiscalisation pour trois palangriers destinés aux  Armements du Nord, à l’occasion de la séance de collégialité qui s’est tenue le 23 avril. La société est détenue à 60 % par l’agence des Mers du Sud et à 40 % par Nord Avenir. Le montant global de l’investissement s’élève à près de 814 millions de francs pour un crédit d’impôt total de 440 millions de francs. Ces trois palangriers doivent permettre d’assurer un meilleur approvisionnement de l’atelier de transformation Pescana, d’anticiper le renouvellement de la flotte et d’investir dans des bateaux plus économes en carburant. La réalisation de ce projet permettra de créer 18 emplois en province Nord. Aujourd’hui, la filière hauturière compte six armements pour une flotte de seize palangriers dont 13 sont basés en province Sud, deux en province Nord et un en province des Îles. L’alimentation d’atelier de transformation vise à augmenter la part exportée des produits de la pêche. L’objectif des Armements du Nord est d’exporter au minimum 25 % de sa production vers les marchés asiatiques et européens.

Une autre défiscalisation a été accordée à un projet d’abattoir de poulets et de couvoir porté par la société de transformation de produits avicoles (TPA) sur Boulouparis et La Foa. Ce projet, largement soutenu par la province Sud, vise à faire passer la production de poulets locaux standards de 8 % à 30 % de la consommation. Les œufs seront importés d’Australie et de Nouvelle-Zélande. D’ici 2022, le couvoir pourrait être en mesure de donner naissance à 957 000 poussins, soit une production annuelle au niveau de l’abattoir de 1 160 tonnes de poulet par an. L’élevage sera confié à 16 éleveurs qui, au bout de quatre ans, deviendront propriétaires de 80 % du capital. Les 20 % restants seront détenus par Promosud, la société d’économie mixte de la province Sud. Le financement de ce projet, estimé à plus de 752 millions de francs, sera assuré par un avantage fiscal accordé par le gouvernement à hauteur de 35 %, des subventions pour 11 %, une défiscalisation nationale représentant 29 % du projet et un autofinancement de 25 %.

La TPA devrait produire du poulet à 800 francs le kilo et ambitionne de concurrencer les poulets très bas de gamme importés du Brésil et des États-Unis. Reste à voir si ces poulets ne viendront pas plutôt concurrencer les poulets de chair standards et fermiers locaux dont les prix sont plus proches, à savoir 1 200 francs et 1 500 francs du kilo. Les poulets importés se trouvent quant à eux généralement aux environs de 200 francs du kilo.

M.D.

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