DNC.NC

De Nouméa à Barcelone

La surprise est venue cette semaine de Barcelone. Après des semaines de surenchères verbales, puis policières, après un référendum illégal et la promesse d’une sécession, le leader indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, a « suspendu » le
processus d’indépendance et appelé à des « négociations » avec Madrid, pouvoir central, avec lequel il partage désormais « la volonté d’ouvrir le dialogue pour arriver à une solution qui soit le fruit d’un accord ». Des propos qui résonnent tout particulièrement aux oreilles calédoniennes ! Dans le laps de temps, que s’est-il passé ? Les anti-séparatistes se sont mobilisés et les grandes entreprises ont annoncé leur intention de quitter la Catalogne au profit d’autres principautés espagnoles : tout simplement et tiens donc… « Aucun des deux camps n’a cependant renoncé à son objectif, mais la voie des discussions a été préférée à toutes les autres », commentent les éditorialistes hispaniques. « Parler est le remède de la désescalade », voilà qui ressemble, dans les mots et dans la forme, au processus enclenché en 1988 en Nouvelle-Calédonie par Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, sous la houlette de Michel Rocard. Pas étonnant alors, que certains songent au « dernier Rocardien » pour jouer les « Monsieur Loyal » dans le dossier catalan : l’enfant du pays et ancien Premier ministre, Manuel Valls. Maintenant débarrassé de l’encombrant Mélenchon, l’actuel président de la mission parlementaire d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, aurait tout intérêt à croiser les deux expériences. Tant il est vrai que la Catalogne a, en quelque sorte, expérimenté tout ce que la Calédonie a évité depuis trente ans…

Imprimer

Back to Top

Web Design BangladeshBangladesh Online Market