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Cook, l’aide se structure

Un peu plus d’une semaine après le passage du cyclone Cook, les aides se structurent, en particulier pour soutenir le monde agricole. Le gouvernement va mettre en place des dispositifs d’urgence en accord avec les différents acteurs. Dans un deuxième temps, les provinces et l’État seront là pour apporter leur appui.

L’agriculture calédonienne a reçu un mauvais coup et au mauvais moment. Après les mois peu productifs de l’été, avril est censé marquer le nouveau départ pour les agriculteurs qui ensemencent leurs champs. Le cyclone n’aura laissé que peu de chances et pour certains producteurs, les pertes sont totales. Afin de soutenir le monde agricole et permettre une reprise rapide de l’activité, le gouvernement a décidé d’agir rapidement. La première aide validée par l’executif concerne les communes, qui en sont encore à la phase de chiffrage des dégâts. Une enveloppe de 115 millions de francs sera répartie entre les 23 communes (*) qui ont été touchées par le cyclone Cook. Cette aide sera complétée dans un deuxième temps par les provinces. Elles interviendront de manière plus ciblée, notamment lorsque les communes auront une idée plus précise des dégâts. La province Sud vient à ce titre de mettre en place un fonds d’aide exceptionnel de 50 millions de cfp. L’État interviendra, enfin, au titre de l’aide exceptionnelle liée à l’état de catastrophe naturelle. Philippe Germain, le président du gouvernement, a également précisé que le gouvernement pourrait, au besoin, aider à nouveau une commune si le besoin s’en faisait sentir. Selon lui, les dégâts pourraient se chiffrer, au bas mot, à plusieurs centaines de millions de francs.

Des dégâts de l’ordre de 250 millions pour l’agriculture

Pour l’agriculture, les estimations sont de l’ordre de 250 millions de francs et reflètent l’importance des pertes subies par les agriculteurs. Le premier dispositif de soutien permet d’accélérer la procédure d’indemnisation pour les producteurs sociétaires de la Caisse d’assurances mutuelles, agricoles, suite à un arrêté du gouvernement déclarant l’état de catastrophe naturelle. Après déclaration, les sociétaires pourront rapidement recevoir un acompte de la Cama représentant  25 % du capital souscrit auprès de la caisse, au lieu des deux à trois mois généralement nécessaires à l’instruction des dossiers.

Les exploitations vivrières également soutenues

L’Agence pour la prévention et l’indemnisation des calamités agricoles ou naturelles (Apican) s’est réunie en séance extraordinaire ce mercredi afin de se prononcer sur une aide à l’emploi. D’un côté, les exploitants de plein champ devront attendre que les terres soient sèches avant de pouvoir reprendre le travail, ce qui rend leur personnel disponible. De l’autre, les exploitants hors-sol ont enregistré pas mal de dégâts nécessitant de gros besoins de main- d’œuvre. Les agriculteurs pourront bénéficier d’une aide à l’emploi pendant quatre mois sur la base de 50 % des salaires de cinq ouvriers, le tout plafonné à 1,5 million de francs. Le gouvernement estime que ce dispositif pourrait concerner près de 900 personnes. Pour les plus petits producteurs, et notamment vivriers, non assurés à la Cama, le gouvernement prévoit de leur apporter une aide correspondant à la moitié de ce qu’ils auraient pu gagner. Ils devront pour cela se rapprocher de la commune qui validera leur déclaration afin d’attester l’ensemble des destructions. L’État a également un dispositif identique. Cette aide à l’agriculture vivrière sera assurée par l’Apican.

M.D. ©IFEL

*Thio, Mont-Dore, Dumbéa, Païta, Boulouparis, La Foa, Sarraméa, Farino, Moindou, Bourail et Poya, Pouembout, Koné, Voh, Hienghène, Touho, Poindimié, Ponérihouen, Houailou, Kouaoua, Canala, Ouvéa et Lifou.

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