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Ciné latino ibérique

Le 7e festival Reflets du cinéma ibérique et latino-américain a débuté, mardi, au centre d’Art. Les aficionados des films hispaniques ont jusqu’à la fin de la semaine pour découvrir les œuvres sélectionnéss par Chris Tatoessian de Musical Productions.

Avis aux cinéphiles ! Le festival propose pour cette 7e édition huit films espagnols ou sud-américains en version originale sous-titrée. Six seront projetés jusqu’à dimanche. Une programmation riche qui offre, dans des styles bien distincts, un focus sur les thèmes qui peuvent toucher les sociétés ibériques et latino- américaines. Elle est une nouvelle fois signée Chris Tatoessian, qui a monté le festival en Nouvelle-Calédonie. C’est le fruit, rappelle-t-il, d’une « histoire d’amour de longue date » avec le festival existant depuis 30 ans à Villeurbanne, avec ce « cinéma singulier », ces « sociétés que l’on connaît finalement peu » et, bien sûr, la langue espagnole.

Pour faire son choix, « pas de fil rouge », simplement une réponse à « l’émotion que procurent les films visionnés » (200 par an dans tous les genres !). Les premières projections ont affiché complet, comme tous les ans, à son grand bonheur. « Il y a un vrai intérêt pour ce cinéma localement, qui n’est pas diffusé ailleurs », se satisfait-il.

Ce jeudi soir le centre d’Art propose Un monstre à mille têtes, un thriller mexicain de Rodrigo Plá. Il raconte l’histoire d’une femme dans une tentative désespérée d’obtenir un traitement pour sauver la vie de son mari. Elle part en lutte contre sa compagnie d’assurances, aussi négligente que corrompue, et se retrouve prise, avec son fils, dans la spirale de la violence.

Vendredi soir, c’est une comédie dramatique espagnole qui est proposée : Truman, du cinéaste catalan, Cesc Gay. Un film sur-primé qui s’intéresse à quatre jours décisifs dans la vie de personnages attachants, Julian gravement malade, son ami Tomas et son fidèle chien, Truman.

À l’affiche samedi après-midi, une autre comédie dramatique venue d’Uruguay cette fois, Sale temps pour les pêcheurs, réalisée par Alvaro Brechner. Ce long-métrage de 2011 s’inspire du roman Jacob et l’autre, écrit en 1961 par l’Uruguayen Juan Carlos Onetti. L’histoire de deux cabossés de la vie, qui n’avancent qu’en s’appuyant l’un sur l’autre : le « Prince » Orsini et son protégé, Jacob, ancien champion du monde lutte, une force de la nature. Un petit film bien fait, dans une ambiance des années soixante, plein d’humour et de fraîcheur.

Sale temps pour les pêcheurs 

Une deuxième projection est prévue samedi soir : Toro, un film policier espagnol sur un ancien membre de la mafia, bien décidé à refaire sa vie et à tourner la page, mais qui doit changer ses plans quand sa nièce se fait enlever.

Deux films également à l’affiche, dimanche, en clôture du festival. Le très beau drame chilien El Club, de Pablo Larrain, est à voir l’après-midi. Il s’intéresse à des prêtres marginalisés par l’Église et vivant ensemble dans une maison. Ils vont être perturbés avec l’arrivée d’un nouveau pensionnaire.

Enfin, à voir le soir, Cien anos de perdon, thriller espagnol de Daniel Calparsoro, ou l’histoire d’un braquage qui tourne mal…

Cien anos de perdon 

C.M.

Cette année, ce festival est également l’occasion de découvrir les créations de Mariana Molteni, artiste plasticienne d’origine argentine, ainsi que le groupe Dimelo, qui sera là en clôture du festival.

Retrouvez le programme détaillé sur www.noumea.nc/agenda

Tarif unique : 500 F par séance

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