C’est la reprise !

Et autant dire, pour cette reprise, c’est encore l’actualité politico-économique qui fait la une.
Alors que la Métropole lance son premier grand débat, soit dit en passant une vaste campagne de consultation des Français qui semble n’être qu’une simple opération de communication pour l’armée des gilets jaunes, notre Calédonie s’est, de son côté, plutôt tournée ces derniers jours sur ses protections de marché.

Le gouvernement-Calédonie ensemble a pro té par la même occasion pour passer, avant la trêve, une série de projets de loi qui n’ont pas fait l’unanimité des forces politiques. Du plan Do Kamo en passant par les budgets 2019, la condamnation du plastique jetable, la garantie décennale, les titres miniers, mais encore la réforme de l’enseignement primaire, presque tous les dossiers, en attente depuis des mois, sont passés dans l’hémicycle du boulevard Vauban, histoire de tourner la page avant l’échéance des provinciales ou plutôt pour y arriver avec un bilan d’actions.

Alors oui, toutes les lois du pays sont passées au Congrès et ont été adoptées, majorité des élus Calédonie ensemble et alliance indépendantiste obligent !
Et ce, de la même manière, en prétextant que les Calédoniens, les corps de métiers, les partenaires sociaux et les chambres consulaires avaient été préalablement consultés. Sans parler des avis de l’Autorité de la concurrence qui ne sont pas pris en compte. On a l’habitude…

Pour en revenir sur les protections de marché, « l’affaire des yaourts » alimentant d’ailleurs les discussions sur les réseaux sociaux avec son lot d’indigestion, il faut quand même dire au passage que cette loi du pays enferme encore plus notre économie. Alors que l’on ne cesse de parler de mondialisation, d’échanges commerciaux, de ux de marchés, de choix de produits, l’économie calédonienne tend à se replier encore plus sur elle-même à travers la mise en place de protections excessives qui portent atteinte au libre choix du consommateur. Une loi qui au passage verrouille des marchés protégés proches, et nul n’est dupe, du pouvoir en place. Un pouvoir qui met en avant un nationalisme économique dangereux.

Place maintenant à la trêve pour attaquer, revigoré, la campagne des provinciales. En tout état de cause, compte tenu de la situation économique dans laquelle va se trouver le territoire d’ici quelques mois, le pouvoir qui sera en place après mai, aura du pain sur la planche pour tenter de redresser la barre. Et si ce sont les mêmes au perchoir, prions pour ne pas définitivement couler !

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