169 635 Calédoniens en quête de confiance

Dans trois jours, dimanche, les 169 635 électeurs inscrits sur les listes provinciales sont appelés à voter. Et l’enjeu est crucial.
Point commun avec le référendum du 4 novembre : un seul et unique tour de scrutin décidera de la composition des trois assemblées de province, du Congrès et de la présidence du gouvernement.

Un seul tour donc, mais il compte triplement. Car jamais les indépendantistes n’ont été aussi proches de faire jeu égal avec les non-indépendantistes au Congrès. Minoritaires en voix, le FLNKS et ses satellites sont mathématiquement en capacité d’être majoritaires, puisque comme au Scrabble, les voix du Nord et des Îles comptent le double de celles du Sud.

Point de divergence maintenant avec le référendum : il n’y a eu aucun sondage pour les provinciales qui risquerait de fausser la donne. Pas d’indication sur le vote supposé des Calédoniens ; pas de faux espoirs non plus. L’avantage, c’est qu’aucun 70/30% ne viendra contrarier la sérénité du choix… Ou légitimer le coup de pêche du dimanche, la victoire étant acquise !

Au-delà d’un scrutin devenu « classique » depuis la provincialisation de 1989, les électeurs du 12 mai auront pour la première fois de leur histoire institutionnelle une offre triple dans l’isoloir. Le choix entre trois approches de leur futur : celle des indépendantistes et ils savent, depuis le référendum, que l’indépendance n’est pas viable ; celle des nationalistes de Calédonie ensemble, qui s’accordera avec les premiers sur un concept d’indépendance-association ; celle des loyalistes de L’avenir en confiance conduite par Sonia Backes qui regroupe les Républicains calédoniens, le Rassemblement et le MPC.

Mais l’électeur loyaliste, celui des 57 % qui ont voté non à l’indépendance du 4 novembre, n’aura, lui, qu’un choix.

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